1713 — 17°9- 19*
Américains accusés de rébellion , pour y être jugés àla cour du banc du roi. Le général Gage fut envoyé àBoston avec un corps de troupes et avec plusieursvaisseaux, afin de soutenir ces mesures coercitives.
En se décidant pour ce parti violent, le parlementbritannique se flattoit en vain de réduire , par la force,un continent aussi vaste et aussi éloigné de la métro-pole que celui de l’Amérique . En supposant même qu’ily eût réussi, l’esprit et la nature du gouvernementanglois ne lui permettoient pas d’en maintenir laconquête par la force. Aussi les colonies , loin d’êtreintimidées par les actes dont nous venons de parler ,épousèrent avec chaleur la cause de la province quel’on se proposoit de punir.
Un congrès général, composé des représentans de Congrèstoutes les colonies, s’ouvrit à Philadelphie . Il déclara ' £ 88^*1*774!*"injustes, oppressifs et inconstitutionnels les actes duparlement contre la province de Massacliuset ; il arrêtade ne plus faire venir de marchandises de la Grande-Bretagne, et de présenter une adresse au roi et unepétition à la Chambre des Communes, pour le redres-sement des griefs dont les colonies avoient à seplaindre.
Cette dernière démarche n’ayant produit aucun Commencementeffet, et le parlement ayant persisté dans ses mesures de5 ,los ulités.de rigueur , les hostilités commencèrent au moisd’avril 1775. Le congrès américain déféra alors le com-mandement en chef de ses troupes à George Was-hington 1 , riche planteur de la Virginie, qui s’étoitacquis une réputation militaire en combattant avecsuccès les François au Canada ; et, pour suppléer enmême temps au numéraire dont manquoient les colo-nies , le congrès arrêta l’émission d’un papier-monnoiedestiné à faire face aux dépenses indispensables de laguerre.
Une déclaration publiée au mois de juillet 1776 ,exposa les motifs qui avoient*forcé les Américains de
1 Bamsav, Vie de George Washington, in-S®. Paris , 180g.
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