îqfj PÉRIODE VIII.
par le général Elliot, fut deux fuis ravitaillée par des1780. flottes angloises ; d’abord par celle de Roduey; et depuis1 782. par l’amiral Howe. Les batteries flottantes de l’invention
de M. d’Arçon, dirigées contre la place assiégée, furentdétruites par des boulets rouges, que le commandantanglois leur lança avec profusion. Ce fut principalementl’opiniâtreté des Espagnols à vouloir reprendre le ro-cher de Gibraltar, qui priva long-temps la France etl’Espagne des avantages que devoit leur procurer laréunion de leurs forces navales contre la Grande-Bre-
1781.
igoct. 1781.
ConférencesJiour la paix.
tague.
Quant aux Hollandois, ils éprouvèrent de grandsdésastres dans cette guerre. Leurs îles de Saint-Eus-tache, de Saba et de Saint-Martin, dans les Antilles ,furent envahies par les Anglois qui y firent un butinimmense. De meme leurs établissemens de Déme'raryet d’Esséquébo, dans la Guiane, ceux qu’ils lenoientsur la côte de Malabar et de Coromandel, principale-ment Negapatnam et Trinquemale, sur la côte de Cey-lan, furent successivement réduits. Les François réus-sirent cependant à reconquérir les Antilles hollandoiseset la forteresse de Trinquemale.
Dans l’Amérique septentrionale, les succès de laguerre furent long-temps balancés entre les Anglois etles Américains. Enfin le lord Cornwallis , après avoirfait la conquête des deux Carolines, s’avança dans laVirginie ; il y pritYorck-Town et Glocester : mais ayantpénétré dans l’intérieur de cette province, Washington ,Rochambeau et La Fayette tournèrent leurs forcescontre lui, et furent soutenus, dans cette attaque,par une flotte françoise que le comte de Grasse amenaà leur secours. Cornwallis , resserré alors de tous côtéset obligé de se renfermer dans Yorck-Town, fut forcéde capituler et de se rendre prisonnier de guerre avectoute son armée 1 .
Celte déroute décida du sort de l’Amérique . Lanouvelle n’en fut pas plus tôt arrivée en Angleterre,