1715 — 1709. i 9 9
qu elle opéra un changement dans le ministère britan-nique. Lord Nortli et ses collègues donnèrent leur dé-mission et furent remplacés par des membres du partide l’opposition. Les nouveaux ministres essayèrent d’envenir à une paix particulière, soit avec les Américains ,soit avec les Hollandais^ mais leurs efforts ayant étéinfructueux, ils prirent le parti de déclarer l’indépen-dance de l’Amérique , et entrèrent ensuite en négocia-tion avec la France. Les conférences s’ouvrirent à Paris ,sous la médiation de l'empereur Joseph II et de l'impé-ratrice de Russie . Elles durèrent depuis le mois d’oc-tobre 1782 jusqu’au 5 septembre 1785, où les traitésde paix définitifs entre la Grande-Bretagne, la France ,l'Espague et les Etats-Unis de l’Amérique furent signés,chacun séparément, à Paris ou à Versailles . La signa-ture du traité entre l’Angleterre et la Hollande n’eutlieu, à Paris 1, que le 20 mai 1784.
En vertu de ces traités, l’indépendance des treize Traiic» Je Pmi»états-unis de l’Amérique est reconnue par l’Angleterre, < L tlu Versailles ,et les limites des possessions respectives des deux puis-sances sont réglées dans toute l’étendue de l’Amériqueseptentrionale. Un continent de plus de soixante-dixmille milles carrés d’Allemagne est assigné aux étalsconfédérés qui obtiennent aussi le droit de pêche surles bancs de Terre-Neuve, dans le golfe de Saint-Lau-rent, et dans tous les autres lieux où ils avoienl éLéjusqu’alors eu usage de pêcher.
La pêche frauçoise à Terre-Neuve est réglée d’unemanière plus avantageuse qu’elle ne l’avoit été par lestraités antérieurs. Les îles de Saint-Pierre et de Mi-quelon sont cédées en toute propriété et souverainetéà la France. Dans les Antilles, la France conserve Sainte-Lucie et Tabago, en restituant à l’Angleterre la Grc-
1 Voyez ccs traites dans le Recueil de M. de Martens , t. JJ,P. 46 a, 484 , 497 , 5 ^o ; et dans Soulè^ f Histoire des troubles de* Amérique , t. JY. L’examen critique de ces traités , conclus sousle ministère de M. de Vergermes , se trouve dans un mémoire du gé-néral Grimoard, lu au conseil du loi en 1786 , et jvtddié par Sou-lavi£, Mémoires historiques et -politiques du règne de Louis XV C }t. V, p. 17 et 27.