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grande influence sur les destinées de l’Europe , [si legouvernement central a assez de force pour détruire legerme de dissolution que la république porte en sonsein.]
Un événement mémorable qui se rapporte à la guerre su ?
U Amérique, est la confédération des puissances du armée.Nord sous le nom de neutralité armée. Cette guerre,purement maritime , ayant donné une étonnante acti-vité au commerce des états du Nord, par le besoin queles puissances en guerre avoient de bois de constructionet de munitions navales de toutes espèces, l’Angleterre,pour empêcher les François et les Espagnols de se pro-curer ces objets dans le Nord, profita de sa supérioritésur mer, pour faire saisir, indistinctement, tous lesbâtimens marchands à pavillon neutre, et pour confis-quer les effets appartenant à des sujets ennemis, ettrouvés à bord de ces bâtimens. L’impératrice de Rus -sie, voulant arrêter ces vexations, résolut de protéger,à main armée, la navigation commerçante de ses sujets.
Par une déclaration qu’elle adressa à la France et àl’Angleterre, elle fit connoître à ces puissances que son février 1780.intention étoit de maintenir la liberté des effets quiappartiendroient à des sujets des nations en guerre , enn’en exceptant que les véritables munitions de guerre,telles que boulets, poudre, canons, et généralementtout ce qui étoit réputé marchandise de contrebande,en vertu des articles j o et 11 de son traité de com-merce avec la Grande-Bretagne 1 de l’année 1766. Ellene se borna point à faire cette déclaration; elle engageala Suède et le Danemarck à en publier de semblables,et conclut des conventions avec ces puissances, à l’effet g juil. et 10 aoûtde protéger, par des convois, la navigation de leurs 1 78°-sujets , et de se prêter mutuellement de l’assistance encas d’insulte faite à leurs bâtimens marchands 3 . Lacour de Copenhague déclara plus particulièrement que
1 Voyez celte déclaration dans Douai , Materialien zur Statis-tick , torii. i V , p. T77 ; et dans Martens , t. II, p. 74.
1 Dohm , loin. IV, pag. 210 et 220, Martens , tom. II, p. io 5«t lio.