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uade et les Grenadines, Saint-Vincent, la Dominique *Saint-Christophe, Nevis et Montserrat. En Afrique ,les forts et etablissemens du Sénégal restent à la France avec l’île de Gorée qui lui est rendue. Aux Indes orien-tales, tous les etablissemens des François, tels queChandernagor, Pondichéry, Mahé , sont restitués, etl’Angleterre s’engage à procurer à la France un arron-dissement pour Pondichéry . Les clauses des traitésantérieurs relatives à Dunkerque sont abolies.
L’île de Minorque dans la Méditerranée et toute laFloride en Amérique sont cédées à l’Espagne qui res-titue à l’Angleterre les îles de la providence et de Ba-hama, et accorde de plus aux Anglois la faculté decouper du bois de teinture ou de campêche dans decertains districts de la baie de Honduras .
Enfin la Hollande cède Négapatnam à l’Angleterre,et assure aux sujets britanniques la libre navigationdans les mers de l’Inde , où les Hollandois avoientmaintenu jusqu’alors la navigation et le commerceexclusifs.
Tel est le précis des traités de Paris et de Versai/les,qui terminèrent la guerre d’Amérique. La France ymaintint l’équilibre maritime contre l’Angleterre dontla grande supériorité sur mer avoit alarmé toutes lespuissances maritimes et commerçantes. [Il est vrai quecet avantage fut de peu de durée et que les Angloisreprirent leur supériorité, et la poussèrent pendant larévolution françoise à un point où elle n’étoit jamaisparvenue. Au reste leur commerce ne souffrit aucuneatteinte par la perte de si vastes colonies; l’industriecroissante de la nouvelle république eut plus que ja-mais besoin d’ètre soutenue par des capitaux et uncrédit que les négocians ne pouvoient trou ver que dansl’ancienne métropole.] La France acquit la gloire [fortstérile] d’avoir contribué, par ses efforts, à raffermis-sement de la nouvelle république des Etats-Unis , quipar la vaste étendue de sou territoire, par l'accroisse-ment progressif de sa population, de son industrie etde son commerce, pourra exercer, avec le temps, une