24o PERIODE IX.
siège opiniâtre, aux Prussiens, qui assiégèrent inutile-
14 sep. ment. Landau , et battirent Moreau à Pirmasens . Une
armée alliée, de 80,000 hommes , commandée par
1 5 octobre. Wurmser et le duc de Brunswick, força les lignes de
Wissembourg, et pénétra jusqu'auprès de Strasbourg :mais le général Pichegru . ayant pris le commandement3 o décembre, de l’armée françoise , força Wurmser à repasser leBhin. Les Prussiens se maintinrent sur la rive gauche,entre Oppenheiin et Bergen .
Domination Les tyrans de la France s’étoient divisés en troisde Robespierre . p ar p[ s> L e comité de salut public gouvernoit avec unpouvoir absolu, et Robespierre , appuyé du club desJacobins , étoit maître de ce comité. Hébert, Chau-mette , le prussien Cloots et les autres membres de laCommune de Paris , formoient un second parti, plusviolent que le premier, mais méprisable par le carac-tère des individus qui le eomposoient ; le troisièmecomprenoit Danton, Camille Desmoulins, Hérault deSéchelles , qui étoient effrayés de la fureur de celtebande, et craignoient Robespierre . La faction de laCommune fut anéantie la première , par la réuniona 4 mars 1794. momentanée des deux autres partis. Il ne fut pas dif-ficile, après cela, à Robespierre , d’envoyer à l’échafaud5 avril. Danton et ses amis; mais bientôt quelques membresdu comité de salut public et des débris du parti de laGironde . conspirèrent contre lui. Pour plaire au
7 mai. peuple, il abolit le culte de la Raison, fit proclamer
par la Convention l’existence d’un Etre suprême et
8 juin. l’immortalité de l’àme, et introduisit un nouveau culte
de déisme, dont il s’établit grand-prêtre.
Révolution Ju g La puissance de Robespierre étoit à son apogée \ sathermidor, chute approcha. Comme le tribunal révolutionnairene le défiarrassoit pas assez promptement de ceux dont10 juin. il vouloit la mort, il fit rendre un décret par lequelon attribua à ce tribunal une autorité sans bornes.C’étoit un avertissement pour les ennemis qu’il avoitdans la Convention; ne doutant plus qu’ils ne fussentdévoués à la mort, ils conjurèrent la perte du tyran.Tallien et Billaud-Varennes l’attaquèrent les premiers