Band 
Tome second.
Seite
243
JPEG-Download
 

1789 — i8i 5. a43

prise de Noirmoutier , les Vendéens se trouvoient Irés-

pffoiblis, mais à l'époque où nous sommes parvenus,

il se forma en Bretagne et en Normandie , ces bandes

«l’insurgés qui sont connues sous le nom de Chouans.

Larochejaquelein ayant péri, Charette et Sapineau

conclurent, à Jausnaie, la paix avec la Convention. 17 février 1795.

Gormartin, chef des Chouans , en fit de même à

Mabilais ; mais peu de semaines après, la Convention 20 avril.

le fit arrêter et fusiller avec sept autres chefs. Ce fut le

signal d’une nouvelle insurrection. Le gouvernement

anglois s’étoit enfin décidé à envoyer des secours aux

royalistes ; un corps d’émigrés et de prisonniers de

guerre francois , fut débarqué dans la baie de Qui- 18 juin.

beron, mais cette expédition, très-mal dirigée, eut

une issue désastreuse. Le général Hoche attaqua les

troupes débarquées; la plus grande partie put se sauver

sur les vaisseaux, mais le marquis de Sombreuil et 56 o 21 juin.

jeunes gens des meilleures familles , furent pris et

fusillés par ordre de Ta]lien , malgré l’oppositiou de

Hoche, qui déclara leur avoir promis la vie. ’

Dans la Convention nationale , deux partis se coin- Journée Ju i 3battoient, les Thermidoriens ou modérés et les Ter- vendémiaire,roristes. La populace de Paris , réduite au désespoirpar la disette que le maximum avoit produite , etexcitée par les Jacobins , se révolta plusieurs fois ,nommément dans les journées du 12 germinal et du avril.

C prairial. Le parti modéré. renforcé par le rappel de 20bea uèoup de députés proscrits depuis le 2 juin îpyS ,remporta la victoire, et épura la Convention, en ban-nissant ou faisant mourir les plus scélérats parmi les-Terroristes . Il se concilia même, jusqu’à un certainpoint , l’opinion publique , par la rédaction d’uneconstitution qui, comparée aux maximes qui se débi- 23 ) UI "-huent depuis plusieurs années, devoit paroître sage etbien conçue ; ses élémens étoient un corps législatif,composé de deux Chambres électives, dontl’mie au-roit l'initiative des lois, et l’autre, composée d’hommesmûris par l’âge et l’expérience, seroit investie du veto ;le pouvoir exécutif entre les mains d’un conseil de cinq