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Tome second.
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258
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5 sept. 1798.

République

parthénopéenne,

24 novembre.

3 a décembre.12 janv.1799*

23 janvier.

26 janvier.

La France s’em-pare duViemont

6 déc. 1798.

9 décembre.

3 mars 1799»

Dissolutiondu congrès deRastadt.

258 PÉRIODE IX.

tions de 1^98. Le déficit, toujours croissant, avoit re-tardé le renouvellement de la guêtre ; mais lorsquecelle-ci éclata, le Directoire prit une mesure que nousne devons pas passer sous silence, parce qu’elle a exer-cé une influence durable sur tous les états de l’Europe qui se sont vus forcés de l’imiter ; nous voulons parlerde la loi qui introduisit la conscription militaire. Ellefut l’ouvrage du général Jourdan.

La coalition n’étoit pas encore consolidée, et l’Au-■ triche n’avoit pas fini ses préparatifs de guerre, lorsquele roi des Deux-Siciles , poussé par un parti quivouloitforcer le cabinet de Vienne à les accélérer, commençales hostilités en chassant les François de Rome. Celteentreprise réussit fort mal ; les troupes napolitainescommandées par un général étranger, le baron deMack, ne montrèrent ni discipline, ni bravoure. Aprèsles premiers échecs, le roi se sauva en Sicile ; sa capi-tale fut la proie de l’anarchie la plus horrible ; Mack ,pour sauver sa vie, s’enfuit chez l’ennemi; les Lazza-ronis défendirent Naples contre l’armée trançoise quiapprochoit, et ce ne fut qu’après un combat de troisjours que Champion net, à la tête des François, puts’emparer de la ville. Il y proclama la république par-thénopéenne.

Le Directoire Exécutif prétexta la levée de bouclier. du roi des Deux-Siciles , pour déclarer la guerre au roide Sardaigne, l’allié de la France . Le général Joubertétant entré dans le Piémont, Charles-Emanuel IV si-gna un acte dressé par le général Clauzel, par lequel ilrenonça à l’exercice de tout pouvoir, et ordonna à sessujets d’obéir au gouvernement provisoire, que lesFrançois alloient établir. Retiré ensuite en Sardaigne ,il protesta contre la violence cru’il avoit éprouvée.

Le congrès de Rastadt étoit toujours assemblé. Le6 décembre 17 98, les plénipotentiaires françois remi-rent leur ultimatum sur leur troisième propositionrelative au mode d’exécution des deux bases convenues,avec menace de quitter Rastadt, s’il n’étoit pas acceptédans le délai de six jours. La majorité delà députation