i8 oct. 1799.16 août.Retoui
de Buonaparte.février.
19 mai.
12 juin.l 5 juillet.
juillet.
23 août.
9 octobre.Renversementdelà constitu-tion de l’an 111
12 juillet.6 août.
262 PÉRIODE IX.
le pays , en vertu de la capitulation signée à Altmar.Cet échec fut foiblement réparé par la prise de Suri-nam , dernière colonie hollandoise dont les Anglois
s’emparèrent.
Pendant que ces événemens se passoient en Europe ,Buonaparte avoit soumis une grande partie de l’Egypte ;mais une expéditiou qu’il entreprit en Syrie , réussittrès-mal. Obligé, par des phrtes considérables , à leverle siège de Saint-Jean-d’Acre, il ramena en Egypte une foible partie de l’armée avec laquelle il en étoitsorti. Bientôt après, une flotte turque parut devantAboukir , et débarqua des troupes qui s’emparèrentde ce fort. Buonaparte se tourna contre elles, les battitet les extermina presqu’en entier ; mais, mécontentdu Directoire qui le laissoit sans secours , il résolut des’en retourner en Europe . Il s’embarqua clandestine-ment, et aborda sur les côtes de la Provence.
A son arrivée, la France se trou voit dans une criseviolente. Le conseil des Cinq-Cents étoit devenu de
£ lus en plus Jacobin , par suite des nouvelles élections.
(es hommes nuis ou exaltés, Sieyes, Gohier , RogerDucos et Moulins formoient le gouvernement avec l’an-cien directeur Barras. Des mesures révolutionnaires ,ordonnées par les Conseils, paroissoient préluder auretour de la terreur : telle étoit la loi qui autorisoit leDirectoire à prendre des otages parmi lesparens d’émi-grés ; tel étoit encore un emprunt forcé de 100 mil-lions qui fut décrété. Dans l’Ouest, les Chouans avoientorganisé une nouvelle insurrection, sous la conduitede George Cadoudal et des comtes de Frotté, d’Auti-ehamp et de Bourmont, Des troubles - avoient éclaté'dans d’autres provinces ; le gouvernement étoit tombédans le mépris ; une inquiétude générale s’étoit emparéede tous les esprits. Barras et Sieyes sentirent parfaite-ment que cet état de choses ne pouvoit pas durer. Us avoient fait, chacun séparément, le plan d’une nou-velle révolution ; chacun essaya de s’adjoindre , pourl’exécution, le général Buonaparte qui venoit d’arriverà Paris, et sur lequel l’espoir de la France se portoit