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réponse évasive qui jeta la désolation dans tout leparti patriotique. Le refus de la diète polonoise d’ad-mettre un projet de commerce qui auroit abandonnéau j'oi de Prusse les villes de Dantzick et de Thorn 1 ,avoit indisposé ce monarque contre les Polonois; et iiue fut pas difficile à l’impératrice de Russie de le faireconsentir à un nouveau démembrement de la Pologne .L’aversion que les souverains avoient avec raison pourtout ce qui ressembloit à la révolution françoise, aveclaquelle cependant les événemens de Pologne où le roiet la nation agissoient d’accord, n’ayoit de commun<[ue les apparences, agit puissamment sur la cour deBerlin , et lui fit rompre les engagemeus qu’elle avoitcontractés avec la république 2 . Les Polonois compri-rent alors tout le danger de leur position; leur pre-mière ardeur se refroidit, et la plus vive consternationse saisit de toute la diète.
Abandonnée à ses propres forces et agitée par desdivisions intestines, la Pologne se vit dans l’impuis-sance de faire face à des ennemis aussi redoutables queles Russes . La campagne de 1792 tourna entièrementau préjudice du parti patriotique. A la suite de plu-sieurs succès, les Russes s’avancèrent sur Varsovie ;et le roi Stanislas, facilement découragé, accéda à laconfédération de Tai'govvicc, en renonçant à la cons-titution du 5 mai et aux actes de la diète révolution-Uaire de Varsovie 3 . Ce prince souscrivit à toutes lesconditions que l’impératrice jugea à propos de lui dic-ter. Une suspension d’armes fut arrêtée; elle stipula laréduction de l’armée polonoise. En conséquence desûrrangemens convenus entre la Russie et la Prusse,Par la convention de Pétersbourg du 20 janvier 1790 ,des troupes prussiennes entrèrent dans la Pologne , ets’y étendirent à l’exemple des Russes . On vit paroîtredes proclamations des cours de Berlin et de Saint-
1 UER.ZBERG , t. III , p. 20.
* ^Oyez M. DE SÉGUR., l. IH , p. l4o et «uîv.
Histoire de la révolution de » 7^4, ?• - in*
2,5 août 179a,
mars et avrill? 9 X