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Tome second.
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1789 — i 8 i 5 . 297

▼ornement, il se servit dès-lors du Sénat pour sanc-tionner ses usurpations.

Une note de l'ambassadeur de France en Suisse indépendancedéclara que dorénavant le Valais formeroit une répu- ^«tu V alais ^Clique indépendante. Les liabitans n’avoieut pas de- aui * 02 'mandé celte faveur : elle leur fut accordée parce queBuonaparte vouloit se rendre maître du Simplon , etPréparer la réunion de ce pays à la France .

Le deuxième sênatus-consulle organique, du 6 Rappel^flor. an X, accorda une amnistie générale aux émigrés "vnlf*"

flui rentreroient dans l’espace de trois mois , et prête-1 oient le serment de fidélité. On leur rendit leurs biensnon vendus, excepté les forêts. Mille individus en toutfurent exceptés de cet acte de justice, qui affermitl’autorité de Buonaparte , en lui conciliant l’opinionpublique.

Immédiatement après, Buonaparte soumit au Corps RégionLegislatif et au Tribunal, un projet pour l’érection dHmmeui.d’une Légion d’Honueur. Les esprits étoient si peu 19 mai.préparés à cette proposition , et elle contrarioit telle-ment les idées républicaines, qui dominoient encoredans ces deux corps , qu’elle n’y passa qu’avec uue très-Idible majorité, et que le premier consul jugea àpropos d’en ajourner 1 exécution.

Sur une autre proposition des consuls , une loi Rétablissementfendue le 5o floréal an X, maintint l’esclavage dans les de ctf *

Colonies restituéessMa France , par le traité d’Amiens , 20 mai.r 't dans les colonies françoises situées au-delà du capde Bonne-Espérance , et autorisa la traite des Noirs.

Bar les termes de celte loi, l’esclavage ne fut pas Expédition àr ®introduit à Saint-Domingue . Cette colonie étoit au St -l>omm 0 uf.pouvoir des nègres qui , après avoir massacré lesBlancs et commis des horreurs qui surpassent encorecelles de la révolution françoise , s’étoient mis en état

d’indépendance. Après les préliminaires de Londres , .

Buonaparte avoit envoyé , dans cette île , une flotteayant à bord des troupes de débarquement, com-mandées par son beau-frère, le général Leclerc. Arrivés 5 févi îer.a Saint-Dominguc , les François s’emparèrent de la

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