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Tome second.
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1789—i 8 i 5 . ’ïoS

•Charles IV, roi d’Espagne, avolt cédé‘la Louisiane àla France. Lorsque cette nouvelle arriva en Amérique. ,elle répandit la consternation dans la république desEtats-Unis . Le président Jefferson ne parvint qu’avecpeine à suspendre la résolution de s’opposer à force ar-mée à l’entrée des François dans un pays où le Mississipia son embouchure. Le parti qui avoit pour système unealliance intime de l’union avec l’Angleterre, et auqueln appartenoit pas le président, fut sur le point deprendre le dessus. Dans cet état des choses, Buona-parte qui prévoyoit que, soit les Anglois, soit lesAméricains , l’empêcheroient de prendre possession dela Louisiane, la vendit aux Etats - Unis d’Amériquepour la somme de 60 millions de francs. Le traité quirégla cette cession fut signé à Paris . 3o avril i8o3.

Une armée francoise rassemblée dans la république Occupation dubatave, sous les ordres du général Mortier, se mit en^ sd ’ Ha, “‘ )vr€ 'marche , immédiatement après la déclaration deguerre, pour occuper l’électorat d’Hanovre , patri-moine du roi de laGrande-Bretagne.La régence du paysconclut à Suhlingen une capitulation , en vertu de la-quelle l’armée nationale se retira derrière l’Elbe , et lepays se chargea de l’entretien et de la solde des troupesEançoises. Celles-ci occupèrent aussi Cuxhaven etRet-z cbutel, appartenant à la ville de Hambourg . L’em-pire germanique, qui avoit éprouvé l’humiliation dev oir ses intérêts réglés par deux puissances étrangères,ne protesta pas même contre cette violation de sonterritoire. Buonaparte , trompé dans l’espoir de rendre* e cabinet de Londres plus souple, annulla la capitu-lation de Suhlingen, et ordonna à Mortier d’attaquerle comte de Walmoden, qui commandoit l’armée lia-Uovrienne; mais celle-ci mit bas les armes, par suited’une convention qui fut signée à Ârtlenberg. DepuisÇ e moment les Anglois bloquèrent les bouches de* Elbe et du Weser .

L’Angleterre avoit généreusement offert de recon- 1* Hollandeuoitre la neutralité de la Hollande, si elle pouvoit ob- aan^J^gnevretenir qu e les troupes françoises évacuassent son terri-

3 juin.

*4 juin.

5 juillet.