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PÉRIODE IX.
a5 maii8o5.
4 juin.
4 et i4 juin.
a3 juin.
2 i juillet.
3°. Le sénat et le peuple de la république liguriennedemandèrent volontairement, comme on disoit, l aréunion de cette république à l’empire françois. La re-quête fut accueillie et le territoire de la république di-visé en trois départemens ;
4°. La république de Lucques demanda à Buona-parte une nouvelle constitution et un prince de samaison. Par un statut constitutionnel, cette répu-blique fut érigée eu principauté, sous la protectionde la France, et conférée, à titre héréditaire, à FélixBacciochi et à son épouse Elisa Buonaparte ;
5°. Les Etats de Parme sembloient réservés pourêtre donnés en dédommagement au roi de Sardaigne ,avec le territoire de Gênes ; mais Buonaparte , se voyantbrouillé avec l'empereur Alexandre, les fit organisersur le pied françois.
Il étoit impossible que les monarques de l’Europe nese réunissent pas contre un conquérant qui prélendoitappliquer en politique celte maxime du droit civil.qui permet de faire tout ce que les lois ne défendentpas. Déjà nous avons vu que la Russie et l’Autriche s’étoient concertées pour mettre des bornes à cesusurpations ; mais ce fut Guillaume Pitt, rentré auministère anglois au mors de mai i8o4, qui conçut leplan de la troisième coalition. Dédaignant les petitsmoyens que le ministère précédent avoit employéspour faire du mal à la France , il conçut l’idée d’unegrande ligue européenne tendante à soustraire à la do-mination de Buonaparte les contrées subjuguées parla France depuis i pqa , et à réduire cet état à ses an-ciennes limites; à faire à l’égard des territoires qu'onenlèveroit à la France , des arrangemens au moyendesquels ils pussent former une barrière contre les pro-jets d’agrandissement futurs de cette puissance ; enfinà introduire en Europe un système général de droitpublic '. En un mot, ce plan est le même que celu 1
1 Ce plan fut communiqué, le 19 juin i8o5, au gouvernementrusse par une note angloise. Celle pièce, (Tune authenticité inco w “