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Tome second.
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12 janvier 1806.

2 mars.

3o mars.

Grainls fiefsüs l’Empire.

00 mars.

3 18 PÉRIODE IX.

trouver dans la conduite de Buonapartc le développe-ment successif d’un grand plan conçu d’avance , etsorti, pour ainsi dire, de sa tète comme Minerve decelle de Jupiter. Les circonstances, les succès de sesarmes , la foiblesse des cabinets , firent naître une ide'eaprès l’autre. Ce fut en marchant contre les Russes qu’il reçut la nouvelle de la bataille de Trafalgar , quivenoit de détruire l’ouvrage de trois années, et anéantirl’espoir de réduire l’Angleterre en portant la guerredans son sein. Son imagination enfanta alors le projetd’opposer colosse à colosse , et d’entourer la France d’états indépendans en apparence , mais soumis à ladirection suprême du chef de l’Empire. Après la paixde Presbourg , il se rendit à Munich , où il adopta sonbeau-fils Eugène Beauharnais et le déclara son succes-seur au royaume d’Italie. En annonçant cetie élévationau Sénat , il dit qu’il se réservoit de déterminer le lienqui devoit unir tous les états composant le systèmefédératif cle l'Empire François. Ce fut la premièrefois qu’on entendit parler de ce système. Bientôt aprèsil déclara que toute la presqu’île d’Italie faisoit partiedu grand Empire. Enfin le statut constitutionnel de lafamille impériale , qu’il publia à cette époque , peutêtre regardé comme la loi fondamentale du systèmefédératif annoncé ; ce statut accordoit à l’empereurdes François, une suprématie absolue sur tous les sou-verains de sa famille, et il espéroit bien que le momentviendroit où il n’en verroit pas d’autres dans les étatslimitrophes.

En réunissant les provinces ci-devant vénitiennesau royaume d’Italie, Buonaparte en détacha Massa-Carrara et la Garfagnana qu’il conféra au prince deLucques . En même temps, il créa dans ces provinces •douze duchés, grands fiefs héréditaires de l’Empire,et trois dans les états de Parme , et en disposa en faveurde ses généraux et ministres. Le duché de Clèves •cédé par la Prusse , ainsi que celui de Berg qu’il s'étoùfait céder par le roi de Bavière , furent conférés avec ladignité héréditaire d’amiral de France , à son beau-