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Tome second.
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17-89—1815. 555

coalition, lorsque la paix de Tilsit fut conclue. Dès€c moment le cabinet de Vienne résolut de se préparera la guerre par des arméniens lents et successifs , qu’onput faire passer pour des mesures de précaution; maisSurtout en donnant à ses armées une meilleure orga-nisation , et en formant tous les citoyens aux armes,P ar l’institution d’une milice nommée landwehr , afin'l’être eu mesure d’agir lorsque le moment en seroitv enu. Ce fut l’archiduc Charles, nommé généralissime,qui dirigea tous ces préparatifs, et qui trouva moyenbe ranimer l’esprit de la nation. Quoique les armé-niens ne pussent échapper à la surveillance des agensfi'ançois , et que dans le courant de l’année 1808, maissurtout au commencement de 1809, on demandâtplusieurs fois des explications à ce sujet, cependant lecomte de Stadion qui se trouvait à la tête du dépar-tement des affaires étrangères , et le comte de Metter-nich, ministre d’Autriche à Paris , dissimulèrent sibien que Buonaparte ne croyoit pas à la guerre lors-qu’elle étoit sur le point d’éclater. On choisit le mo-ment où les armées françoises paroissoient occupées''-‘U Espagne et en Portugal .

Les raisons, ou si l’on aime mieux, les prétextes nel1)a nquèreiit pas à l’Autriche : car sans doute son vrai,J iotif'i'uL de sortir de l’état d’abaissement où elle étoitjombée. Des violations sans nombre de la paix dej l'eshourg, l'établissement de la confédération duJ'bin, l’obligation d’accéder au système continental,spoliation des Bourbons d’Espagne , voilà plus depuises qu’il n’en falloit pour justifier une prise d’armes.

a nommé guerre de la cinquième coalition cellelue l’Autriche entreprit en 1809; il est vrai qu’elleav °it pour alliés la Grande-Bretagne, le Portugal , l’Es*P a gne et le roi de Sicile ; mais, à l’exception d’une di-version que l’Angleterre fit en sa faveur en Zélande ,''de porta seule le poids de cette guerre. En entrant enCarnpag ue ^ elle fit un appel à la nation allemande; lesr oisde Bavière , de Wurtemberg, celui deSaxe, comme