5u mars i8i5.
2 niai.
Déclarationdu congrèsdu 11 mai.
4l3 PÉRIODE IX.
Suède seules n’entrèrent pas dans l’alliance. Le roid’Espagne refusa son accession, comme étant contraireà sa dignité ; il n’auroit pas refusé d’être partie prin-cipale et il coopéra comme telle à la guerre. Quant àla Suède , elle étoit trop occupée de la conquête de l aNonvége pour pouvoir prendre part à la délivrance dela France .
Il y eut encore un monarque qui resta étranger al’alliance de Vienne ; c’étoit Joacliim Murat. Le roi deFrance avoit refusé de le reconnoître comme roi deNaples, et lord Castlereagh avoit déclaré à Vienne quela Grande-Bretagne n’avoit aucun- engagement avecMurat puisque celui-ci n’avoil pas rempli le sien, etqu'ainsi il dépendoit du congrès de décider du sort duroyaume de Naples . Ces déclarations engagèrent Muratà armer ; néanmoins il dissimula son intention, jusqu ace qu'il apprît que Buonaparte étoit arrivé à Lyon ; cefut alors qu’il jeta le masque. 11 marcha, à la tête de sonarmée vers le Pô et publia une proclamation par la-quelle il appela tous les peuples d’Italie à la liberté-L’armée autrichienne, dans la presqu’île, se mit aussitôten mouvement contre lui. Battu à Tolentino par legénéral Bianclii, il se relira d’abord à Naples , d’oUaprès un court séjour, il se sauva en France . Le gou-vernement de Ferdinand IV fut rétabli.
Cependant le public européen qui ne connoissoitpas ce qui se traitoit dans les cabinets, pouvoit douterde la persévérance des monarques à donner suite al’acte du i3 mars qui avoit été adopté dans un momentoù l’on espéroit que la France n’auroit pas besoin desecours étrangers. Les partisans de Buonaparte et le 5révolutionnaires de tous les pays se donnèrent beau-coup de peine pour répandre et entretenir de pareil 5doutes. Les monarques jugèrent nécessaire de déposerl’expression de leurs principes dans un acte solennel-On lui donna la forme d’un procès-verbal signé par le 5plénipotentiaires des huit puissances. La publicationde. cette pièce étoit équivalente à une déclaration deguerre contre Buonaparte . Elle ouvrit les yeux à ce*