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13 (1752) L' histoire des Turcs, Tartares et Mogols, des Indiens et des Chinois. Dissertations sur la manière dont l'Amérique a été peuplée ...
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274 HISTOIRE DES GAULOIS.

Segt. III. à nos Lecteurs quelque idée de ces nouveaux édifices, nous observeronsComment q Ue j es st atu ës de quelques Divinités, comme Pennin , Mercure , Diane , &c.Culude íe dont nous parlerons dans la fuite, étoient placées quelquefois fur un Piédes-fueiques tal qui fervoit dAutel, & quelquefois fur une Colomne dune prodigieu-Divinités fe hauteur (a). Ailleurs la Colomne & la Statue étoient à couvert des in-inférieures j ures du tems par le moyen dun ouvrage de pierres polies, qui sélevoitdui int mi en dôme, & formoit un cône.

I« Gaulois. Leurs Temples étoient riches & magnifiques : témoin celui de Clermont

- en Juvergne , quon appelloit Vajso: le mur,qui avoit 30 pieds dépaisseur,

Descrip etoit au-dehors revêtu de pierres de taille, & le dedans nétoit composéà que de petites pierres fort déliées, & par-dessus incrusté de marbre, avecpies! Sm des compartimens de Mosaïque. Le pavé étoic tout de marbre, & le toitcouvert de plomb (b). Un fçavant Antiquaire François fait mention dehuit Temples octogones, & ajoûte que les huit faces font ornées dunnombre de Divinités Gauloises , généralement au nombre de huit dans cel-les quil a observées; ce qui lui a fait soupçonner quìl y avoit dans cettecombinaison de nombre quelque Mystère de Théologie des Gaulois , diffi-cile à pénétrer (c) *. Pour abréger cette Section, nous renvoyons nos Lec-teurs aux deux Ecrivains cités en dernier lieu, & leur donnerons dans laNote suivante t, une description abrégée dun des plus anciens Temples

des

(a) Greg. de Tur. L. VIII. c. 15. Sulp. (b) Iid. ibid.

Sever. Dial. L. III. c. 9, &c. Guich. Hist. (c) Suplément de 1 A ntiq. Tom. II. Voyi.des-Sçavant. ap. Relíg. des Gaul. ubi íupr. auflï Relig, des Gaul. ubí fupr. c. 16, &c.

tumé auffi dûffrìr de pareilles victimes dans des cavernes, des précipices, & autres lieuxdéserts quils choilìiïbient au hazard, & quelquefois auílì par le moyen du fort, ou deleurs Augures. Ces différentes précautions indiquent assez clairement quils cachoient ceshorribles cérémonies aux yeux de tout autre (1) Peuple, & particulièrement des Romains,dont les défenses étoient fl expresses d cet égard.

» LAuteur de la Religion des Gaulois rejette cependant la conjecture de ce sçavant An-tiquaire, & fait voir (2) que cette figure octogone étoit commune parmi les Romains auílï-bien que parmi les Gaulois ; & que ces derniers avoient des Temples de différentes formes,lts uns ronds, dautres oblongs, & dautres décagones, fans y entendre aucune finesse.Ce quil y a de certain, cèst que les Gaulois ne paroissent pas avoir eu ce respect imaginai-re pour le nombre de huit. Si nous en croyons Pline (3), cétoit plutôt le nombre de six..quils regardoient comme sacré. Ils poussoient même la superstition, pour lui faire hon-neur, jusquà renverser Tordre des mois, des années, & des siécles.

f. Le plus remarquable de tous ces Temples octogones est celui de Montmorillon en Foi -tsu, dont nous donnons ici le plan, le profil, la coupe, & les mesures. II jf a Templedessus, & Temple dessous n celui de dessous est plus étroit en dedans, parce que le murest de la moitié plus épais, comme on verra dans le Flan ci-joinf. Le Temple de dessusqui est le plus large, prend son jour par huit fenêtres pratiquées dans huit arcades faites enmode de portail, une à chaque face, mais murées hors celle est la porte, & celle par.lon va dans une avance hors dœuvre. Quelques-uns croyent que ces arcades étoientautrefois ouvertes. Le grand trou qui est au milieu de la voûte, comme â la Rotonde deRome-, donne aussi quelque jour au Temple, mais non pas beaucoup, parce quil y descendpar un tuy3U r de grandeur toujours égale,, long de quatre toises. Leau qui tombe parce

tuyau»

( r) ïîurclfard; Pecrct. D. X. c. 10 Kfyzlerv Antiqi (z) Ibid: c. 15;

KytiLMr. apud Relig. des Gaul, L. I. c. i s. adfia. (3 J Idem L, XVI, c. +#