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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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Rhodes&c.

r4 HISTOIRE DE L’ORDRE

Section derent à Tripoli, donc ils croyoient surprendre la Garnison, mais ils trou-ill. verent les bords de la mer défendus par plus de quinze-mille hommes, par-Hijîotre (k ^ lesquels il y avoit six'Cens Cavaliers des troupes de Tamerlan , touspuis 7<m habillés de beau velours & de drap d’or, dit i’Historien de Boucicault.Etablìfe- Bien loin que le nombre des ennemis effrayât les Chevaliers , ils se jet-» nant dans terenc dans la mer, & ayant de l’eau jusqu’au col & l’épée à la main, ilspista de s’avancerenc contre les Infidèles ; L quoiqu’ils ne fussent soutenus que detrois-mille hommes des troupes de Genes, & qu'on en comptât quinze-mil-le parmi les Sarrasins, ils les chargèrent avec tant de furie qu’ils les obli-gèrent de plier j mais à quelque distance du bord de la mer ils se rallièrent,& se mirent en bataille derriere des hayes & des défilés. II semble qu’il yavoit de la témérité aux Chrétiens à pousser leur entreprise plus loin, & àaller attaquer ce gros Corps de Sarrasins, couvert comme il l’étoit, & a-yant à dos une ville auffi puissante que Tripoli. Mais le Grand-Maître &f Amiral Génois, avides de gloire, ne purent se résoudre à se rembarquersans avoir tenté une nouvelle attaque ; le combat fut sanglant & meurtrier,mais la plus grande perte tomba fur les Infidèles, qui écoient cinq contreun: ne pouvant soutenir les efforts des Chrétiens, ils prirent le parti de íejetter dans les jardins voisins, environnés de hayes épaisses, & la plupartchercherenf de-là un asyle dans la ville. Cependant, comme le Grand-Maî-tre & le Maréchal n’avoient pas assez de troupes pour former le siégé deTripoli, ils résolurent de tenter fortune contre Baruth ou Beryte. C’étoitune ville de Phénicie, dont le Port servoit d’entrepôt aux marchandisesqu’on portoit d’Egypte en Europe; ia plupart des Marchands Chrétiens, &fur-tout les Vénitiens,y avoient des comptoirs & des magazins considéra-bles. La Flotte Chrétienne faisant route, vit sortir du Porc de Baruth uneBarque légere qui tâchoit de prendre le large ; mais on envoya â fa pour-suite une Galere , qui Peut bientôt jointe & qui la ramena aux Généraux.Ils ne purent d’abord rien tirer du Capitaine, sinon qu’il étoit Chrétien &Vénitien; mais la crainte de la question dont on le menaça, lui fit avou-er qu’il avoit été dépêché par le Général des Vénitiens dans toutes les E-chelles de la Phénicie, de la Palestine & de l’Egypte, pour donner avisque les Chrétiens étoient en mer, commandés par le Grand-Maître de Rho-des & par l’Amiral de Genes , afín que les Sujets du Sultan d’Egypte seprécautionnassent contre les entreprises de leurs ennemis. Ils ne laissèrentpas de continuer leur route, pillèrent Baruth & y mirent le feu. ûe-là ilsprirent la route de Sayde, où ils trouvèrent le Port & le rivage couvertsdes habitans en armes ; & un gros tems ayant empêché íe débarquement detoutes.les troupes, celles qui avoient déja fait descente se trouvèrent expo-sées aux attaques des Sarrasins ; mais elles fe défendirent courageusementpendant cinq heures que dura la tempête, après quoi elles se rembarquèrentà la vue de l’ennemi. Ils auroient été plus maltraités à Lidda, autre ville dela Palestine, que les Grecs appelloient anciennement Diospolis; un heu-reux incident les sauva. On ne vit paroître qu’environ trois-mille Turcs,qui se tenoient même assez éloignés du bord de la mer; les Généraux pourles reconnoître mirent quelques troupes à terre, & on résolut de les atta-quer