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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE MALTHE. Lrv. XXI. Ciîáp. VII. 4?

Ji]qí grand nombre, le Chapitre fut différé jnsqu’au mois d’Octobre, que Sectioî*Je Grand-Maître en fit ouverture par un discours très-éloquent : „ Généreux„ Chevaliers, leur dh-i/, voici enfin l’occafion de faire paroître votre zèle„ & votre courage contre les ennemis de la Foi. Dans une guerre si sainte depuij ç m„ c’est Jésus-Chriít lui-même qui fera votre Chef, il n’abandonnera pas, Eutbtijfe-„ mes Freres, ceux qui vont combattre pour ses intérêts. En vain Maho- ment tiat*„ met, ce Prince impie, & qui ne connoît point d’autre Divinité que fa„ propre puissance, se vante d’exterminer notre Ordre. S il a des troupes ^

„ plus nombreuses que les nôtres, ses troupes ne font composées que de vils .*■«,, esclaves, qu’on traîne par force dans les périls,& qui ne s’expoíènt à !a„ mort que pour éviter la mort même, dont ils font menacés par leurs Os-,, ficiers : au-lieu que je ne vois parmi vous que des Gentilshommes, nés„ d’un sang illustre, élevés dans la vertu, déterminés à vaincre ou à mou*

,, rir, & dont la piété & la valeur font des gages furs de la victoire . ^

Les Chevaliers ne répondirent à ce discours, qui étoit une espece de de- Le Grand.claration de guerre contre le Sultan, que par des assurances de répandre jus Maître re .qu’à la derniere goutte de leur sang pour la défense de la Religion ; & afiu ve ^ V( f*que le service ne fût point retardé par la diversité du commandement, & la \J srairk>lenteur des Conseils, tout le Chapitre conjura le Grand-Maître de se char*ger seul, & avec une autorité absolue du commandement & de 1 admini-stration, des finances, au moins pendant forage dont Mahomet menaçoitI’Ordre. On eut beaucoup de peine à lui faire accepter un pouvoir íì éten-du, & ce ne fut que fur les pressentes instances qu’on lui fit qu’il s'en char-gea. Le premier usage qu’il en fit, fut de nommer quatre Capitaines Géné-raux , qui dévoient commander chacun dans ìe quartier qui leur fut assigné.

II fit abattre toutes les Maisons de plaisance & même les Eglises qui étoienttrop voisines de la ville, couper tous les grains de la Campagne , & on mar-qua aux habitans du dehors & du dedans ce qu’ils auroient à faire pendantle siégé, en un mot le Grand-Maître ne négligea rien de ce qui pouvoit con-tribuer à une vigoureuse défense (a).

Pendant qu’il s’occupoit de ces foins si utiles, il eut le plaisir de voir ar- Mahometriver tous les jours un grand nombre de Chevaliers des premieres maisons de fedétermi-France & d autres Pays, qui tous témoignoient une généreuse impatience Jf f íc ('f re &de se signaler contre l’ennemi. A la fin Mahomet 6c éclatter hautement Rhojesfle dessein qu’il avoit d’attaquer rifle de Rhodes. II remit la conduite dusiégé à Miiach Paléologue , Renégat Grec de la Maison Impériale, & quiétoit parvenu à la dignité de Grand-Visir. Pour donner de fortes preuvesde son zele contre les Chrétiens, il avoit vainement sollicité le Sultan d’at-îaquer Rhodes, dont il avoit fait lever le plan par trois Renégats. Le pre-mier étoit de Ja ville de Rhodes même, mais qui s’étant ruiné par ses dissi-pations & ses débauches, avoit été contraint de Ja quitter. Le second étoitle même Grec qui avoit porté les Lettres de Zizim au Grand-Maître. Letroisième étoit un Ingénieur Allemand, nommé George Frapen, qui parordre de Mahomet avoit parcouru toutes les Places Chrétiennes fur lesquel-les

(a) liofio & al,

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