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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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68 HISTOIRE DE L’O R D R E

Section les batteries des Infidèles, les Cmoniers les ruinaient aussi prpmptemenrJ 1 ?* qu’ils les élevaient

r Ordre de E-Lhuttés du peu d’effet de leurs batteries, ils les tournèrent contre fapulson e ~ Tour de St. Nicolas, qui avoit été attaquée inutilement durant le premierEtabVffe siégé. Le Beglerbey de Romanie la fit battre avec douze gros canons dement dans fonte, mais il eut le chagrin de voir son canon démonté & ses batteriesIfhodes binées par celles de la Tour. Pour prévenir cet effet il résolut de ne ti-q>° e rer que de nuit, & pendant le jour il enterroit son canon & s.'s gabions

-—!-dans le fable. Cela lui réussit si bien, qu’après avoir tiré plus de cinq-cens

La 7W * coups de canon contre fendrait de la muraille qui faisoit face à sOccident,elle croula dans le fossé. Mais il fut bien étonné de voir paraître derrièrerà les ruines une nouvelle muraille terrassée, avec son parapet,& bordée d’ar-tillerie ; ainsi il falloir recommencer de nouveau, ou renoncer à cette atta-que. Soliman se détermina pour ce dernier parti, quand il apprit que cetteTour étoit bâtie sur un rocher à. ('épreuve de la ftppe & de la mine, 6í qu’el-le avoit résidé à tous les efforts du Pacha Paléologue. 11 ordonna dé Rat-tacher aux principaux bastions de la Place ; une prodigieuse artillerie lesbattit jour & nuit pendant un mois entier. Celui d’Angleterre fut le plusendommagé; une nouvelle muraille qu’on y avoit faite fut entièrement mi-née par le canon des Infidèles, mais l’ancienne résista à toute la furie del’ar-tillerie. Celui d’italîe étoit encore plus maltraité par dix sept pieces de ca-non qui tiraient nuit & jour.. Le Grand-Maîcre, qui fe trouvait par - toutoù le péril étoit le plus grand, pour avoir le tems de faire des coupures &des retranchemens derrière la breche, fit sortir, par le contés de Martinen-gtie, deux-cens hommes, qui fe jetterent dans la tranchée l’épée à la main,surprirent les Turcs, tuèrent ou mirent en fuite tout ce qui fe présenta de-vant eux, & comblèrent plusieurs toises de la tranchée. Les Turcs nemanquèrent pas, comme l’avoit prévu l’habile Ingénieur , d’accourir pourles repousser, mais comme ils étoient obligés de paíîèr par un endroit dé-couvert, l’artillerie de la Place en tua un grand nombre. En attendant labreche avoit été si bien réparée par de nouveaux ouvrages, que tous les,efforts que les Turcs firent pour s’y loger furent inutiles.

®nmanqua. Malheureusement pour les assiégés, le feu continuel qu’ils avolent fait,dvpoudre avoit consumé tant de poudre , qu’ils commençoient à en manquer. Leper-h "oïi"TA d’Amaral, qui avoit été chargé de visiter les magazins avant le lìege,mata!, o* avoit trompé le Conseil, en disant qg’il avoit trouvé plus de poudre qu’ilen fait. n’en faudroit pour soutenir le siégé, quand même il dureroìt un an entier.Le Grand-Maître remédia en partis au mal; il avoit fait provision de sal-pêtre que l’on sit broyer & dont on fit de la poudre ; mais en même temsles Canonniers furent obligés de tirer moins souvent, A de réserver la pou-dre pour les assauts que l’on prévoyait que les Turcs donneraient. Le Pa-cha ayant reconnu que c’étoient d .-s Paysans qui, fous les ordres de Marti-nengue, faifoient des barricades> des coupures & des retranchemens le iòngdes breches, avoit choisi une quantité de Chasseurs accoutumés à cirer très-juste, & les avoit placés fur des cavaliers qui commandaient la Place, d'oàa, c o upt ’ d’a rqu ebu fie ils abattaient tout ce qui paraissait fur les, remparts.

Mar-