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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Liv. XXI. Chap. VIL ?i

bl able me n t dans l’espérance de sauver sa vie, ou d’obtenir quelque adoucis- Sectichsemeur à son supplice. m*

Le Grand-Seigneur, irrité du peu de progrès de ses armes, tint un grand po^’^e-Conseil de guerre. Muilapha, qui avant le siégé en avoir représenté feutre- fuìsVnE-prise comme très-facile, redoutant la colere & le ressentiment de son Maî- tabnjfe-tre, proposa de donner un assaut général, & d’attaquer la ville en même d(mtems par quatre endroits dissérens: il semble, dit-il, que nous fassions Yàíjt f eguerre de concert avec nos ennemis, ôc que par générosité nous ne voulions g> Cm

les attaquer qu’à forces égales, ce qui fait qu’ils ont pu réunir toutes leurs--

forces pour nous résister aux attaques particulières. Mais si nous les attaquons Solimanpar plusieurs endroits à la fois, leurs forces divisées ne pourront soutenir s e dete *'nos efforts. Soliman approuva cet avis, l’assaut général fut indiqué pour le donner un24 de Septembre , & on fit les préparatifs nécessaires. Les Turcs le firent asaut gé-précéder par un feu continuel de leur canon, & pour élargir les breches ils r ‘ éral -battirent pendant deux jours les bastions d’Angleterre & d’Espagne,le postede Provence, & le terre-plein d’Italie. Le Grand-Maître, la veille del’assaut, se douta bien qu’il alloit être attaqué; au mouvement qu'il apperçutdans le camp ennemi, il prit toutes les mesures que fa prudence lui suggéra.

Le lendemain les Turcs monterent courageusement à sassauten quatre en- Rhodesdroits dissérens. Le jeune Sultan pour les animer par fa présence, s’étoit c ft atta ~placé fur une colline voisine, où on lui avoir dressé un échaffaud d’où il l ,arpouvoir voir tout ce qui se paffoit. Les Rhodiens de leur côté ne furent dnitsl <S ~pas moins ardens à repousser leurs ennemis à coups de canon & de mous-quet, les uns répandent sur eux de l’huile bouillante , les autres jettent desfeux d’artifiee, d’autres roulent fur eux de gros quartiers de pierre, ou lespercent à coups d’eípontons. Ce fut au bastion d’Angleterre qu’ií y eut leplus de sang répandu. Le Grand-Maître y accourut, & par sa présence &son exemple inspire une nouvelle ardeur aux Chevaliers ; ils précipitent lesTurcs du haut de la breche dans le fossé, renversent les échelles, & le canonde la Place fàit un carnage si terrible que les Turcs plient & reculent. Maisle Lieutenant-Général qui commandoit à cette attaque, les ramene au com-bat ; il monte le premier fur la breche, mais un coup de canon parti du posted’Espagne le renverse dans le fossé. Le désir de venger fa mort inspire à í’es.soldats une nouvelle fureur, mais toute leur impétuosité ne put faire recu-ler les Chevaliers d’un pas. Les Prêtresses Religieux , les vieillards & jus-qu’aux enfans, repoussent les ennemis avec des pierres, du souffre & del’huile bouillante ; & d’autres portent aux combattans du pain, du vin &d’autres rafraîchissemens. Les femmes mêmes se signalèrent (*) (a).

On

Ça) Fontan. de Bell. R’nod. L. II. Bourbon Sieg. de Rhodes p 30 & fui7.

C*) Les Historiens de ce siégé rapportent divers exemples du courage des Rhodiennes,

? l< îl s . i y en cirerons qu’un seul, c’est celui d’une Grecque d’une rare beauté, & maîtresse d’unUíhcier qui commandoit dans ce bastion, & qui venoit d’être tué. Cette fille outrée de la moritde on amant, & ne lui voulant pas survivre, après avoir baisé deux enfans qu’elle avoireus de ui, il vaut mieux mes chers enfans, leur dit-elle r que vous mouriez par mes mains vque par cc es te ros impitoyable ennemis, ou que vous foytz réservés à ti’ïnsûmes plaisirs plusuueli qpi lu mort. Alors pleine de fureur,elle prend un couteau»les égorge, jette leur»

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