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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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72 HISTOIRE DE L’ ORDRE

Sjìctioîi] On ne fe battit pas avec moins de fureur & d’opiiiiâtreté au bastion d'Es-!ll. , pagne. Les Chevaiiers qui y étoient de garde pallièrent être surpris pour{fíf a ‘ rc ' ls ne s’étre pas tenus fur leurs ghrdes. Ne croyant pas que les 1 ures eussentdepuh P>n dsss^îu de les attaquer, & honteux de ne rien faire,ils coururent au secoursEtablip- du bastion ci’í tiiîìe ; les Turcs profitèrent de leur absence, ils gagnent le hautment dam de cet ouvrage , 8 en rendent maîtres, & y plantent trente de leurs enfeí-Vf e f e Z lies. Le Grand-Maître averti de cette surprise, y accourt aussitôt, fait poin-es ter l’artillerie du bastion d’Auvergne contre les ennemis ,ce qui fe fit promp-JÎL.___ tement, & avec un feu continuel; les Rhodiens cependant entrent par laCarnage cazemate dans le bastion, & l’épée à la main fondent fur les Infidèles ; fou-■parmi îes droyés d’un côté par l’artillerie & presses de 1 autre par les Chevaliers, ilsTurcs. f uren£ contraints d’abandonner ce poste avec une perte considérable. L’Agades Jannissaires fe maintenoit encore à un endroit du poste d’Efpagne ; leGrand Maître y revient, le combat recommence avec une nouvelle fureur:le carnage fut si terrible de part & d’autre, que le Grand-Maître tira de laTour de St. Nicolas deux-cens hommes commandés par des Chevaliers.Ces gens frais & pleins de vigueur firent changer la face du combat ; les Ja-nissaires commencerent à reculer , & abandonnèrent la breche. Soliman , pourcouvrir la honte de cette fuite, fait sonner la retraite, après avoir perduí ‘ dans ces attaques quinze-mille hommes & plusieurs Capitaines de grande ré-putation. Les assiégés à proportion ne firent pas une perte moins consi-> dérable ; la plus grande fut celle de plusieurs des plus braves Commandeurs

& Chevaliers ; & d’ailleurs il y en eut peu qui revinssent de ce combatfans blessure. Le Sultan, devenu furieux par le mauvais succès de cet assaut,s’en prit à Mustapha son Favori qui l’avoit conseillé, & il commanda qu’ilfût tué à coups de fléchés. Cet arrêt étoit prêt à s’exécuter, lorsque le vieuxBacha Péri fit surseoirl’exécution,dans l’eípérance d’obtenir fa grâce quandla colere de Soliman feroit calmée (a).

Soliman Le Prince étoit néanmoins si découragé par le mauvais succès de ses ar-reprend U m es, qu’il paroissoit déterminé à lever le siégé ; mais un déserteur Albanoisl’assura que la plupart des Chevaliers avoient été tués ou blessés, & que cequi en restoit n'étoit pas capable de soutenir un autre assaut. On prétendque le rapport de ce déserteur fut confirmé par une Lettre de d’Amaral. Cesdivers avis le déterminèrent à continuer le siégé ; il donna le commandementde farinée au Bacha Achmet, & pour faire voir qu’il étoit résolu de passerf hiver devant la Place ,il fit bâtir sur le Mont Philerme une maison destinéeà lui servir de logement. Achmet s’attacha au bastion d’Espagne qui avoirle plus souffert, mais en voulant pousser la tranchée de ce côté-là il per-dit beaucoup de monde par le feu de l’artillerie du poste d’Auvergne, & deia moufquetterie, 11 en perdit encore davantage en faisant élever au-devant

da

(s) Les mêmes.

corps dans le feu , fe revêt des habits de cet Officier encore teints de son fans se sai-sit de son sabre, court sur ia breche, tue ie premier Turc qui s’oppose à elle en bief-

so d’autres, & meurt en combattant vaillamment (,i). ♦ '

o (ri J* 11 * Foi,Un. de Bol. Rhod. L. II. p, 404, 4 « s a ,r, „„ p. ISJ> ; u folio,-