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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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Son txícu'tion.

74 HISTOIRE DE L’ ORDRE

Section qu’il avoit dit, que L’Iíle Adam seroit le dernier Grand-Maître de Rhodes.' D’Amaral nia tous les faits avec une fermeté inconcevable. II soutint laques»

slon avec la même fermeté ; il avoua seulement ce qu’il avoit dit à l’élec-pJsfm e ‘ tion du Grand-Maître, l’attribuant eu partie au chagrin de se l’être vu pré-Etabtijjd- féré, & en partie à ce qu’il n’étoit pas prévenu en faveur du courage & dement dans l’habileté de L’Isle-Adam. Cela n’empêcha pas le Maître & le domestiqued’être condamnés à mort , le premier à être dégradé & à avoir la tête&e ° es coupée, & le second à être pendu. Leurs corps dévoient ensuite être mis—■—— en quartiers, & exposés à la vue des Turcs.

Le valet fut le premier exécuté ; & le jour suivant le 5 de Novembrele Maître fut porté en chaise dans la Place publique, où il devoit avoir latête tranchée. II vit les apprêts de son supplice avec une fermeté qui fitcroire à plusieurs qu’il étoit innocent. Mais Fontanus , Historien contem-porain & témoin oculaire, insinue clairement qu’il étoit coupable (*) , enquoi il est parfaitement d’accord avec d’autres Historiens de ce tems-là ; com-me Pierre Gemellino del Campo , le Commandeur de Bourbon , & d’autres quife trouvoient alors à Rhodes. Mais quelques induirions que bien des gensayent tirées de fa constance, il est certain qu’il donna dans ses derniers mo-mens aussi peu de marques de piété & de religion que de repentance, &qu’il mourut plus en traître endurci qu’en innocent ( a ).

Rhodes se trouvoit alors réduite à la derniere extrémité; le Pape,l’Em*pereur & les autres Princes avoient été sollicités en vain par le Grand-Maî-tre de lui envoyer du secours ; pour comble de malheur, ceux qu’on lui envoyoitde France & d’Angleterre périrent fur mer ; les provisions qu’il faisoit venir deCandie eurent le même sort, & il sembloit que les vents & la mer avoientconjuré la perte de l’ísle de Rhodes. La feule ressource que l’on eut danscette triste circonstance, ce fut de faire venir à Rhodes les Chevaliers &les soldats qui étoient dans les autres Isles pour défendre la Capitale , dansl’efpérance de pouvoir un jour les recouvrer, si l’on sauvoit Rhodes.

D’autre part, Soliman rebuté de la durée du siégé, & du peu de ter-rein que son Général gagnoit, lui ordonna de recommencer ses attaques a-vec toute la diligence & la vigueur possible , avant que le secours qu’on at-tendoit d’Europe ne l’obligeât de lever le siégé. Achmet, en exécution deses ordres, dressa une batterie de dix sept canons contre le bastion d’Italie,& peu après s’en rendit maître, enforte que les Chevaliers furent obligésde sc retirer plus avant dans la Place. Le Grand-Maître fe vit dans la néces-sité de faire abattre deux Eglises, pour empêcher les Turcs de s’y loger ; &

il

Tride étatde Rho-des»

O 3 ) Fontan. I. c. Baudouin L. IX. C. 8. Vertat T. III. p- 355 & siiiv.

(*) Nous disons qu’il infirme, car dans la relation qu’il fàit de cette affaire , il dît feu-letnent, fans nommer le Chancelier, que Dieu avoit réservé le dernier Triumvir à une-mort honteuse, A? qu U avoit bien méritée , faisant allusion à ce qu’il avoit été un des trais-Chevaliers chargés au commencement du siégé de la visite, & du foin des munitions deguerr» St de bouche, connue on l’a vu plus haut ( 1 ).

FiifiUtu h, II, Íìiiírhtn-t SSmìmìu* Vriif,