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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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E E M A L T H E. LiV. XXI. Cs AI». VII. 75

íl se servit des matériaux pour construire de nouveaux retranchefflens qui SíctioïÍempêchassent l’ennemi de pénétrer plus avant dans la Place. III.

Les Turcs ne laissoient pas de gagner tous les jours du terrein ,qu’ilsache*toìent par la perte de beaucoup de monde. Enfin le 30 de Novembre, ils %p ui ldonnerent un assaut, qu’oncrut qui seroit !e dernier. Le Bacha Pyrhus à la Etablife-tête des Infidèles pénétra jusqu’aux retranchemens, & le son des cloches de ment damla ville annonça le péril; le Grand-Maître, les Chevaliers, les troupes & &

& les habitans'accoururent de tous côtés, & chacun ne prenant plus d’or- ®£ode$dre que de son courage ou de son désespoir, tous se poussèrent contre les _ennemis avec fureur. Le combat fut terrible, & le succès en auroit pu être Assaut n*fatal; mais il survint une pluie si violente, qu’elle emporta la terre qui fer- pitujsi%voit d’épaulement à la tranchée des Turcs. L’Artillerie du poste d’Auvergnela voyant alors à découvert , fit un si horrible carnage parmi les Infidèles,que le Bacha ne put plus les arrêter, & qu’ils regagnèrent leur camp avec pré-cipitation. Ce dernier échec mit le fier Sultan dans une telle fureur, quepersonne n’osoit se présenter devant lui ; la honte d’avoir passé six mois de-vant Rhodes avec une si puissante armée, & d’y avoir perdu tant de mil-liers d’hommes presque sans fruit, le mettoit dans un tel déseipoir que tousses Officiers redoutoient son ressentiment.

Enfin Pyrrhus, lui ayant laissé le tems de se calmer , se hasarda de l’abor- Capitula-der, & lui proposa un nouveau projet, qui ne pouvoit guere manquer de iiun sj. er ‘réussir , s’il l’approuvoit ; c’étoìt d’offrir une composition honorable à la f u h c ^ re "ville ajoutant que si les Chevaliers étoiént assez opiniâtres pour la refuser,comme ils étoient réduits à un petit nombre, & que toutes leurs fortifica-tions étoient rasées, les habitans, la plupart Grecs de nation, accepteroientune Capitulation où iís trouveroient la sûreté de leurs vies & la conservationde leurs biens, qui leur tenoient plus à cœur que la gloire. Le Sultan goûtason avis, & Pyrrhus par son ordre fit jetter plusieurs Lettres dans la villeau nom du Grand- Seigneur, dans lesquelles il exhortoit les habitans à sesoumettre à son empire, & les menaçoit en même tems des plus cruels ef-fets de son ressentiment s’ils s’opiniâtroient à lui résister. Le Bacha fit en-suite agir un Génois, qui Rapprochant du bastion d’Auvergne, conjura lesChevaliers d’avoir pitié de tant de Chrétiens leurs freres, & de ne pas lesexposer aux suites fâcheuses que devoit avoir naturellemont le refus d’uneCapitulation qu’on leur offroit si généreusement. Le Commandant du bastionlui répondit, par ordre du Grand-Maître, que les Chevaliers de St. Jeanne traitoient jamais avec les Infidèles que l’épée à la main. Un Albanoispa-rut ensuite avec une Lettre du Sultan pour le Grand-Maître , mais il nefut pas mieux reçu que le Génois ; & le Grand-Maître lui fit dire que dansla fuite on tireroit fur tous ceux qui oferoient approcher de la Place. Cela«'empêcha pas néanmoins les habitans de goûter les offres des Turcs; ilscommencerent à tenir entre eux des assemblées seerettes ; on y exposa vi-vement les suites d’une ville prise d’assaut , le massacre général, l’esclavagede ceux qui échapperoient à l’épée, le déshonneur de leurs femmes & de leurs^ es ,’ destruction des Temples,lá profanation des Reliques & des Vasessacrés, oc les autres malheurs auxquels on devoit s’attendre. Ces considé-- R 2 ra *