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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE IALTHE, Liv. XXI. Chap. VII. 87

de passer en Angleterre, & se fit précéder par le Commandeur Boíîo. lí Secttoìíse rendit dans ce Royaume, & sut' reçu avec toute la distinction possible Eàpar le moyen du Cardinal Wolsey, Favori du Roi. Ce Prince applaudit áe i'Oránfort au dessein de reconquérir Rhodes, & promit vingt-miìse écus, dont il depuis (mpaya depuis la valeur en canons & en armes à feu. Tout se passa si bien ktabujfe-en Angleterre, que le Grand-Maître s’en retoumoit plein de joie en Italie, JsiVlorsqu’il apprit la chagrinante nouvelle que lés Colonnes , partisans de anodes -l’Empereur, avoient suscité une Guerre Civile dans les Etats du Pape, pour &c.fé venger de la Ligue qu’il avoit formée contre ce Prince. Les flammes de '

la guerre fe répandirent dans toute l’Italie, & réduisirent Clément VII.non seulement aux plus grandes extrémités, mais à recevoir les plus hon-teuses conditions.

Après son retour à Viterbe, le Grand-Maître fit tous ses efforts pour "ménager la paix entre f Empereur & le Pape, comme l’unique moyen de re-prendre son entreprise sur Rhodes, ou de finir heureusement la négociationtouchant Malthe. Eutymìus Métropolitain Grec de Rhodes, le'premier ‘mobile de fentreprise fur Rhodes, craignant d’être découvert, en prestoitfortement fexécution. D’autre part les secours nécessaires venoient lente- 3

ment, & le Grand-Maître n’étoit pas bien déterminé fur le parti qu’il de-voir prendre. II fit repasser le Commandeur Bosio une seconde fois enOrient pour reconnoître la disposition des esprits, & pour prendre avec ces ;habitans de l’isle les dernieres mesures. II assembla en même tems à Viter-be un Chapitre générai de l’Ordre, pour délibérer fur ce que l'on devoirfaire.. Mais comme il n’y avoit que deux ou trois des principaux du Con-seil qui sussent le secret de l’affaire de Rhodes , toutes les voix fe réunirent ;à demander à l’Ëmpereur fille de Malthe, mais franche de toute sujettion.

On fit partir aussitôt des Députés pour la Cour de Madrid avec ordre detraiter de cette cession, mais ils furent fort surpris de trouver f Empereur-'aussi froid fur l’article qu’il avoit paru auparavant zélé. On lui avoit fait -craindre d’un côté que le Grand-Maître étant François de nation, ne favo-risât trop le Roi de France, & que de l'autre le gros de l’Ordre n’eût trop !d’attachement pour le Pape. D’autre part le Grand-Maître confervoit tou- -jours f espérance de rentrer dans Rhodes ; ainfl de part & d’autre la négo»-ciation traîna en longueur, & on jugea bien que cette grande affaire ne scconcluroit que dans une paix générale.

Le triste état de l’Italie-, l’emprisonnement du Pape, les motifs qui dé- __îerminerent enfin l’Empereur à lui offrir fa liberté, mais à des conditions sidures qu’elles obligèrent ce Pontife à avoir recours à un stratagème pour ''se sauver de sa prison, ne laiffoient guere d’espoir au Grand-Maître d’un •accommodement entre eux>- Ce qu’il y eut déplus fâcheux ,c’est que lepro- ■jet fur Rhodes échoua alors entièrement, comme on fa vu. Le Sultan en ’ayant été instruit, changea la Garnison & les Officiers, & fit mourir tant -les Mahométans que les Chrétiens que l’on soupçonna d’y être entrés. 11 ìne restoìt donc plus d’autre moyen d’obtenir un prompt établissement pour '

J Ordre , que fentreprise que Bosio avoit proposée contre Modon , ou d’ac-eepter les Mes de Malthe A de Goze aux conditions nropofées par ffmpe-

* leur/-