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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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D E MARTHE Liv. XXI. Chap. Vil. 97

•Caraque & les troupes de débarquement. Charlequînt de son côté avoit as SectM»íèmblé une puissante Flotte composée de près de trois-cens Voiles, & char- IV.gée de vingt-cinq-mille hommes de pied, de deux-mille chevaux, outre un norr- H'floîrebre considérable de volontaires de différentes 'nations, & des premieres a ?J f °ï? r fmaisons de TEurope, que i’Empereur voulut commander en personne. Nous ^crte/e *ne répéterons pas ici ceque nous avons rapporté dans un des Chapitres pré Jeandel*cédens de cette expédition. Comrneil s’agit de l’Hiíloire de Malthe, nous ValUttenous contenterons de rendre justice à la valeur des Chevaliers, en indiquantles occasions où ils se signalèrent par leur bravoure & par leurs services.

La premiere fut au liege de la Goulette, que l’Armée Impériale attaqua Bravmred’abord. Un Chevalier, nommé Conversa, habile Ingénieur, se distingua des cheva*par une entreprise des plus hardies ; il arma de fauconneaux une Barquelongue, la remplit de Mousquetaires, & la pouffa ensuite jufqu’au pied de ooàtte.la Four; & de-là il tiroit continuellement contre tous les Turcs qui fepré-santoient sur les breches en tournant adroitement fa barque, & par-là il ôtaLux Infidèles le tems de réparer les breches : elles furent bientôt assez gran-des pour pouvoir donner Tassant, par le Feu continuel des Galères, & sur-tout par celui de la grande Caraque de la Religion , qui étoit postée derriè-re toutes les-autres, mais par fa hauteur elle tiroit aisément par-dessus, &elle fit un feu si terrible, qu’eile démonta toutes les pieces de la Tour. D’a-bord qu’il fallut montera Taílàut,les troupes de débarquement entrerent 1 lansdes barques & dans des vaisseaux plats. Le Chevalier qui portoit Tétendardde la Religion, se jetta le premier dans l’eau, & fut suivi de tous les au-tres , qui s’avancerent fièrement l’epée à la main, ayant de i’eau jusqii’au-dessus de la ceinture, gagnèrent le rivage, & malgré une grêle de mous-quetades monterent à l’assìut,& plantèrent leur étendard fur la breche. L’Or-dre perdit un grand nombre de ses plus braves Chevaliers, & il n en revint pres-que aucun sans blessure. Aussi IT.mpereur leur rendit justice ,en disant, iorsqu’onle félicita fur la prise de cette importante Place , qu’on en étoit principale-ment redevable à la valeur-des Chevaliers de Malthe. 11 fit Je même aveudans la fuite, quand le Grand-Maître T envoya féliciter fur T heureux succèsde ses armes. La ville de 'Punis suivit bientôt le sort de la Goulette. Aprèsquoi T Empereur voulut dîner avant son départ sur la grande Caraque, oùil fut servi par les Chevaliers avec une extrême magnificence. 11 combla deprésens les principaux Chevaliers qui I’avoient suivi dans cette expédition,à quoi il ajouta deux grâces. II ordonna par un Rescrit qu’ils pourroienttirer librement & fans péages de la Sicile Jes munitions de guerre & de bou-che dont ils auroient besoin. Par un autre Edit, il déclara qu’aucun Cheva-lier ne pourroit jouir dans toute Pétendue de lés Etats des biens de TOrdre,fans Tattache particulière du Grand-Maître & du Conseil, A que les Origi-naux de ses Provisions n’eussent été vus par Sa Majesté ou ses Ministres,

& enregistrés dans l'on ConsciJ-d’Etat (a). L’Efcadre de la Religion entraheureusement dans les Ports de Malthe, & peu de tems après le Grand-Maître mourut, le 17 de Novembre, après avoir rempli cette dignité pen-dant un an. 11

T. 111. L, VIII. Bauchmn L. XI. Vtrtoi T. IV. p. «4 & là

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