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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Liv.XXÎ. CiiA4>. VII. iciOn reçut dans ces entrefaites un Ambassadeur du Roi de Tunis, que 8?.--nê'Gharlequint avoit rétabli fur ie trône, mais que les Turcs depuis le départ IV. ide l’Empereur avoient dépouillé de la plupart des Places qui font le long de '

la côte, ne lui ayant guere laissé que fa Capitale. L’Ambassadeur repré-fenta encore que Barberousse avoit jette une puissante Garnison dans Ta -mort dechore, & que l’on attendoit ce Général avec une Flotte nombreuse, desti- Jean de lanée selon les apparences contre Tripoli ou contre Tunis ; & que ni l’une Valettcni l’autre de ces Places ne pou-rroit lui résister , si l’on n’y envoyoit un & Cmprompt secours. II ajouta que la ville de Sufe , qui s’étoit révoltée con- /imb/ijs“-tre Muley Hassan , ne manqueroit pas de prendre le parti de l’Amiral de deTurc. Comme Sufe étoit alors une Place importante à huit ou neuf lieues Tunis,de Tunis, le Grand-Maître commanda Paul Simeoní, qui avoit été fait Gé-néral des Galères au-Iieu de Strozzi., pour aller joindre le Marquis de Ter-re neuve , envoyé de Sicile au secours du Roi de Tunis , pour le remettreen possession de Sufe.

Ils mirent le siégé devant la Place, mais le Marquis-fe laissa tromper pasun Renégat, qui feignant de s’être échappé & d’avoir un sincere repentir, Sllse à, -lui donna un faux détail des fortifications, enforte qu’il tourna son canoncontre l’endroit lé plus fort, & consomma inutilement toute fa poudre. LesChevaliers , qui- montèrent fur la breche malgré le feu continuel des enne-mis, trouvèrent devant eux des retranchemens si hauts & si profonds qu’iísfurent obligés de se retirer. Le Marquis s’apperçut de fa faute quand il futtrop tard, & le manque de poudre l’obligea de lever le siégé. Les Che-valiers , après avoir perdu un grand nombre de leurs confrères & de leurssoldats retournèrent tristement à Malthe, où ils fe plaignirent que l’Empe-reur eût sacrifié les forces de la Religion fous un Général aussi peu digne deies commander (a). x

Vers le même tems le brave Commandeur Botigella revint de Tripoli Mauvaìxdont il avoit été Gouverneur , ayant eu pour successeurs deux Cheva à *liers expérimentés. II représenta avec zele l’injustice de f Empereur en char» rip0 *-géant f Ordre de la défense de cette Place , sans s’embarrasser de la mettreen état de défense ; tandis que les Maures, ennemis des Chrétiens, unif-soient toutes leurs forces pour. fe rendre maîtres des villes qu’ils tenoient lslong des côtes. II déclara nettement au Conseil qu’il étoit impossible degarder plus longtems Tripoli, qui avoit déja tant coûté à la Religion, àmoins que l’Empereur n’y fît construire à ses dépens des fortifications. LeConseil jugea à-propos, avant que de s'addresser à l’Empereur, de consul*ter les Chevaliers les plus habiles en fait de fortifications , soupçonnantpeut-être Botigella d’avoir outré les choses à cause du Grand-Maître. Maisí’ur leur rapport le Conseil dépêcha à l’Empereur le Bailli de Grolée, chargéde persuader s’il étoit possible à ce Prince d’abandonner cette Place , âd’-en foire sauter le Château , parcequ’elle- coûtoit plus à garder qu’elle ne :valoìt; sinon d’y faire construire promptement des fortifications, & les ou- -vrages nécessaires pour soutenir un siégé. L’Empereur ne voulut point en-i

ten-i*

GO. > Baudouin L. XII. C. i. Vertot X. IV, p. i 14 & suhv

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