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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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HISTOIRE DE L’ORDRE

S'ií"tto-v tendre parler du premier expédient , mais promit d]envoyer incessammentIV. des ordres précis au Viceroi de Sicile, de mettre Tripoli en état de déférs-Iìiíìoire f e> Ce Prince ajouta qu’il espéroit dans peu chasser tous les CorsairesdeVOrhe 'p urcs à côtes d’Afrique , & qu’en attendant la Religion lui feroit plaisirmorAie de joindre ses Galères à la Flotte qu’il avoit envoyée dans la Méditerranée.Jean de la Nous avons vu ailleurs qu’il avoit fait une puissante Ligue avec le Pape,Valette ] e Roi de France & d’autres Puissances contre Soliman. Les Galères deb-v l’Ordre commandées par Simeoni avoient été chargées de conduire le PapeMa [heu- à Nice, où les deux Monarques conclurent le Traité avec lui. Le Grand-rtuse ex- Maître fit ensuite armer quatre Galères, qui joignirent la Flotte Chrétiennesédition à Messine ; elle étoit commandée par André Doria, que Charlequint avoita’ Afrique, détaché du service de France pour l’engager au sien. Nous ne répéteronspoint ici ce que nous avons rapporté, au commencement de ce volume, dusuccès de cette expédition ; les Chevaliers n’eurent point occasion de se si-gnaler dans une guerre, où Doria & Barberousse parurent se ménager adroi-tement. L’Empereur ne sut pas plus heureux en Hongrie , dont il aban-donna la défense au Roi Ferdinand son frere , pour porter ses armes enAfrique & dans les Etats de Barberousse. L’éloignement de ce Roi Corsai-re, qui étoit passé à Confiantìuople, lui fit espérer un heureux succès de cecôté-là. Mais bien-qu à cet égard la conjoncture fût favorable , la saisonétoit trop avancée pour une entreprise importante. Cela n’etnpêcha pas lesChevaliers de Malthe, que PEmpereur avoit invités de prendre part à cet-te guerre, de se présenter en II grand nombre , que le Grand-Maître futcontraint d’arrêter leur ardeur , & de restreindre le secours à quatre-censChevaliers. 11s s’embarquèrent fur quatre Galères, qui joignirent la Flottede l’Empereur que ce Prince commandoit en personne. 11 étoit trop fier desforces qu’il voyoit réunies sous ses ordres pour écouter l’avis de Doria, quifut le seul qui osa lui représenter le risque qu’il y avoit de s’exposer danscette saison sur des mers orageuses ; ainsi nonobstant les représentations dece vieux Marin, il résolut de faire le siégé d’Alger, où le Commandant desGalères de Malthe le suivit, quoiqu’il connût parfaitement le danger.

Nous avons parlé du mauvais succès de cette expédition, & du risque queVEmpereur courut sur terre & sur mer. Les Turcs s’étant jettés fur le quartierde ce Prince avec beaucoup de furie , les Chevaliers non seulement Jes re-poussèrent, mais les poursuivirent jusqu’aux portes de la ville, dans l’eípé-rance d’y entrer avec les fuyards. Mais le Gouverneur, sacrifiant à la fu-reur des Chrétiens ce qui restoit de I ures hors de la. Place , en fit fermerie portes. Le Chevalier, qui portoit l’enseigne de 1 Ordre , ctant un desplus avancés, planta son poignard dans la porte , comme une preuve qu’ils’en étoit approché*d’auíïì près qu’il se pou volt, & ils seretirerent en bon or-dre. On a vu ailkurs que rembarquement fut plus fâcheux encore par laviolente tempête qui dispersa les Vaisseaux & en fit périr une partie, tandisque les Maures , les Turcs & les Arabes saisoieM tous leurs efforts pour enprendre ou couler à fond autant qu’ils pouvoient. Les Chevaliers rendi-rent encore de grands services en les repoussant , pareequ’ils e'toient plusaccoutumés à ces mers & à ces sortes de combats. Ils se comportèrent en

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