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£out avec tant de courage & d’intrépidité , que le reste des Alliés ne pou-SectioHVoient assez les admirer. Malheureusement la perte de Vaisseaux & d’hom- 1V -mes, & sur-tout celle de quelques-uns des plus braves Chevaliers, compen-fa bien la gloire qu'ils acquirent. L’Empereur avant que de se rembarquerez^les congédia avec de grands témoignages de satisfaction; & fur trois Galères mort j,à demi brisées ils regagnèrent heureusement le Port de Malthe, vers la fin J ean lJe kde Novembre 1548 (/*). _ Y,^ ette
Pendant que les Galères & les Vaisseaux de la Religion étoient employés ^dans cette malheureuse expédition, le canal de Malthe étoit souvent rem L Cé-cralpli de Corsaires, qui en tcnoient le Port bloqué, insultoient les côtes deOà-l'Iste & celle de Goze, & en enlevoient souvent les habitans. Le Grand - LoràbBailli schilling à ion retour n eut pas plutôt fait radouber ses Galères, qu’il ^fe mit en mer, leur donna la chasse, purgea le canal de ces Pirates, prit plu-sieurs Rais ou Capitaines, & répandit dans ces mers la terreur de son nom& la crainte de ses armes. Le gros tems savant obligé de se retirer dansle Port de Tripoli, il apprit par un Envoyé du Roi de Tunis que ce Princeavoit dépêché au Gouverneur, que Birberousse faifoit de grandes plaintesà la Porte contre les Chevaliers de Malthe, que Morat Aga son Lieutenantfaifoit à Tachore des préparatifs pour a’fiéger Tripoli, qu’on ne doutoitpas qu’il n’attaquât ensuite Tunis, où Muley Hassan s’étoit rendu odieuxaux Turcs Óc aux Maures à cause de ses liaisons avec l’Empereur ; que plu-sieurs mêmes des principales villes de son Etat s’étoient révulsées; qu’ungrand nombre de Tunisiens s’étoient retirés à Alger fôus la protection deBarberousse, & qu’on l’attendoit dans peu de Constantinople avec une puis-sante Flotte pour faire le íiege de 1 ripoli & de Tunis.
Le Grand-Bailli ne manqua pas de faire part de ces fâcheuses nouvelles /] m balsatlsau Grand-Maître. Car bi_n-que l’Empereur lui eût promis soiemnellement iruiUede faire fortifier Tripoli, on n’y avoit rien fait, en forte qu’il étoit impos rm Œm.sible de tenir dans la Place, telle qu’elle étoit, contre une puissante armée, l >ereur *
Le Conseil renvoya à Charlequint d’autres Ambassadeurs pour lui demanderd’exécuter promptement ses promesses. Mais cette ambassade n’eut pas unsuccès plus heureux que la premiere. Le politique Empereur se contentade magnifiques promesses d’un puissant secours, íi la Place étoit assiégée ,,niais il s’excusa d’accorder les troupes & l’argent qu’on lui deman loit, furle pressant besoin qu’il en avoit ailleurs. Le Grand-Bailli fut sensiblementtouché du peu d’effet de cette ambassade, il résolut cependant de faire toutce qui étoit en son pouvoir pour la conservation de Tripoli ; dans cettevue il employa la chiourme de ses Galere» à creuser & à élargir les fossés en.quelques endroits ; on haussa les murailles, & on ajouta au Château quel-ques ouvrages de terre; tout cela, bien-que fait à la hâte, valoit mieux querien, & contribuoit à foutemr l’honneur de l’Ordre. D’autre part, il en-gagea le Roi de Tunis à passer une seconde fois en Italie, pour solliciteren personne i’Empereur de le secourir, ne doutant point que si ce Prince©btenoit du secours, Tripoli n’en profitât. Muley Hassan partit avec un
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