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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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is3 H I S T 0 I R E D E VO RDRESchtion s £S atnis particuliers que l’armement du Grand-Seigneur ne regardoit que lesIV. Etats de la Religion. Ce Chevalier, également considéré en France & dansHistoire son Ordre, étoit parti exprès pour apporter des nouvelles certaines des des-Ì e s feins de Soliman. II ne s’arrêta en Sicile que pour en faire part au Vice-^'la roi; il lui représenta le peu de forces qu’il y avoit à Malthe & à TripoliJean de la pour obtenir un prompt secours ; & ce fut pendant son séjour qu’il écrivitValette ]es Lettres dont nous venons de parler,pour que le Grand-Maître putpren»' cj re ès mesures contre forage dont il étoit menacé. Quand il fut arrivé

à Malthe, le Conseil lui demanda de qui il tenoit les nouvelles qu’il avoitmarquées ; à quoi il répondit, qu’en prenant congé du Connétable de Mont'

• morency, ce Seigneur l'avoit chargé d’avertir le Grand-Maître de fa. partqu’il alloit être incessamment attaqué; que Soliman irrité de la part que lesChevaliers avoient eue à la prise d’Africa avoiént résolu de tourner toutesses forces contre eux ( a ), & qu’il devoit ces avis aux sentimens d’estime &

• d’affection qu’il confervoit pour l’Ordre.

/tvirìce Ces nouvelles allarmerent le Conseil ; mais le Grand-Maître, après avoirdu Grand - témoigné à Villegagnon qu’il lui étoit bien obligé de son zele, & au Con-Maître, n étable de l’intérêc qu’il prenoit à son Ordre , le congédia, & dit à quel-ques-uns des principaux avec un souris moqueur, Ou ce François est h du-pe du Connétable , ou il nous veut prendre pour la sienne. Affectant ensuite unair plus sérieux, il leur dit qu’onne lui persuaderait jamais que Soliman eûtfait les fraix d’uníi grand armement, pour faire la conquête d’un rocher telque Malthe, ni même pour celle de Tripoli, qui ne pouvoient le dédom-mager de la dìxieme partie de la dépense qu’il avoit faite. Mais que cePrince, de concert avec le Roi de France, aíloit attaquer le Royaume de Na-ples. Qu’après tout, avant que de s’engager dans des dépenses peut-êtreinutiles, il étoit à-propos d’attendre des nouvelles plus positives. Fn atten-dant, le Viceroi de Sicile lui envoya à fa priere une recrue de deux-censCalabrais, tous pâtres ou artisans, & qui n'avoient point porté les armes,mais on se flatta que quand ils feraient arrives à Tripoli ils se formeraientinsensiblement à la discipline militaire. Mais quand il fut question de lesfaire embarquer la plupart se cachèrent, & ils se plaignirent que pour é-pargner ses Chevaliers le Grand-Maître les envoyoit à la boucherie; il fct-lut donc mettre à leur tête vingt-cinq Chevaliers , tous jeunes gens, quipour quelque mutinerie avoient été mis aux arrêts, & dont le Grand-Maîtren’étoit pas fâché de fe défaire (b).

Ce fut tout le secours oison put tirer de lui en faveur de Tripoli, & ilne fit rien pour la défense de rifle de Goze ni de Malthe. On apprit peude jours après que la Flotte du Grand-Seigneur avoit paru fur les côtes deSicile, & que le brait commun étoit qu’elle se difposoit à faire voile droità Malthe. D’Ottedes n’en voulut encore rien croire, mais enfin trois joursaprès il vit des fenêtres de son Palais la Flotte Ottomanne , qui s’avançoitvers Malthe avec un vent favorable. Soliman avoit ordonné à Sinan, quila comoundoit, de tenter en passant, & si la chose étoit possible, ía con-quête.

La FlotteTurqueparois. ■

M1551.13 Juillet.

(a) Les mêmes.

0 ) Les mêmes.