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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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rr4 H I S T O I R E DE L’ORDE E

Siicrros son Maître; & il témoigna qu’il étoit bien fâché de n’être pas arrivé plutôt:nô à Malthe , & que peut-être ses offices & fa médiation auprès du Bacha n’au-

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d’Omedes , & pourvu que les affaires dont vous êtes chargé vous per-mettent de passer à Tripoli, nous serons trop heureux, si par la consi-dération que les Ministres de la Porte ont pour la recommandation du Roivotre Maître, vous pouvez détourner Sinan de faire le siégé de cettePlace; & c’est dequoi, ajouta le Grand-Maître , je vous conjure au nom„ de Jéfus-Chrií! & au nom du Roi votre Maître”.

D’Aramonc lui promit de faire tout ce qui dépendoit de lui, & laissantles deux Galères qui l’avoient conduit dans le Port de Malthe, il fe jetta’ dans un Brigantin fort léger de ì’Ordre, & fit une si grande diligence qu’ilarriva à Tripoli avant que le Bacha eut ouvert la tranchée. Comme pendantson séjour à Constantinople il avoit eu des liaisons avec Sinan, & qu’il enétoit fort connu , il en fut très - bien reçu , ayant eu foin de lui envo-yer d’avance de magnifiques préfens. II Ijai fit part du sujet qui I'amenoit,&employa toutes les raisons qu’il put imaginer pour l’engager à se désister deson entreprise contre un Ordre que le Roi son Maître honorait d’une af«section particulière. Le Bacha lui communiqua alors les ordres exprès qu’il--avoit du Grand-Seigneur de chasser les Chrétiens de Tripoli, & lui dit qu’ily alloit de fa tête à ne pas suivre ses ordres.

D’Aramont voulut alors prendre congé de lui, dans le dessein de se ren-dre en diligence à Constantinople pour tâcher d’obtenir de Soliman de nou-veaux ordres pour son Général. Mais Sinan, qui pénétra son dessein, &qui prévit que s’il réuffissoit on le priverait de la gloire qu’il espérait d’ac-quérir par cette conquête, lui fit entendre qu’il ne pouvoit le laisser partiravant la fin du siégé ; & sans s’arrêter au Droit des Gens qu’il violoit si ma-nifestement, il fit arrêter le Brigantin qui l’avoit amené, & ses deux Galè-res qui l’étoient venu joindre. Du reste il le traita avec toute la considé-ration qui étoit dûe à son caractère. Immédiatement après on ouvrit latranchée (a).

Nous ne répéterons pas ici les particularités de ce fameux & opiniâtresiégé, que nous avons rapportées dans le Chapitre V. entant qu’elles onttrait à la reddition de la Place, & à l’affaire fâcheuse quelle attira au Gou-verneur Gaspard de Valier, de la Langue d’Auvergne & Grand-Maréchalde l’Ordre. C’étoit un Chevalier généralement estimé par sa valeur, &qu’on regardoit même comme un sujet digne de parvenir à la Grande-Maî-trise, au casque cette dignité vînt à vaquer;. Si cette considération le rendortmoins agréable au. Grand-Maître, pareeque la plupart des Princes ne voient,pas de bon œil leurs successeurs, ou si quelque pique personnelle ou nationa-le avoit indisposé d’Omedes contre lui, c’est ce qu’il n’est guere possiblede décider parles différentes relations des Historiens de ce siégé. Tous con-viennent. néanmoins en ceci, que la mésintelligence entre ces deux Chefs daì'Otàs dont l’un étoit un Espagnol raide, <& l’autre un François de gran-de.

(áy Vcy. lés Auteurs cités,.