144- HISTOIRE DE L’ORDRE
Section Mustapha s’apperçut que cou* es efforts íèroienc inutiles, s’il ne coupoic, 1V - la communication entre le Bourg & k Fort, pour empêcher les secours qui^TOtde <lC P a ^ enC à premier dans sature. Nous avons remarqué plus haut que cejìXu'lia poste avoit été réservé pour ie Viceroi d’Alger & pour sb troupes, maismort de comme ii n’étoit pus encore arrivé il fallut avoir recours á un autre expé-Jean de la hient. Pendant qu’il tenoit conseil Ià-delRis daas Ja tranchée avec DragueValette un g an giac & son principal ingénieur , Drague s’avança avec son intrépidi-
_té ordinaire à découvert pour reconnoître le terrein, & fat atteint à côté
Dragut de Foreillë droite de l’éclat d’une pierre, qu’un boulet de canon, parti dudanger eu* Château de Saint-Ange , avoit brisée, & le Sangiac du même coup fut tué/u”//?* fur le champ. Dragut tomba fans connoiffance , jettant des ruisseaux desang par la bouche, le nez & les oreilles. Le Bacha pour ne point épou-vanter le soldat fit jetter sur lui une couverture, & après savoir fait porterdans fa tente d’un air tranquille & intrépide il s’avança en fa place, & aumême endroit fit fes observations, & détermina sendroit où il faiioit éta-blir une batterie.
Défa(s da A la fin le Fort fe trouva investi & enfermé de tous côtés, fans qu’oaVicefoi de p {p y faire palier de nouvelles troupes. Le Grand - Maître jugea bienqu’à^ 1ClIe ‘ moins que lé secours de Sicile ne vînt faire lever le íiege, la Place ne pour-roit plus tenir longtems. 11 en écrivit auíììtôt au Commandeur Salvago sonRésident auprès du Viceroi de Sicile. Ce Chevalier lui représenta sextré-mité où le Fort étoit réduit, le fit souvenir de ses promesses tant de foisréitérées, & réclama même Ja parole expresse du Roi Catholique, en unmot le pressa si vivement, qu’iî consentit enfin au départ des deux Galèresde la Religion, auxquelles il en joignit deux autres, fur lesquelles il fit em-barquer un Régiment d’ínfanterie Espagnole. 11 donna en même tems lecommandement de cette petite Escadre à une de ses créatures, appelle Car-done, & lui donna des ordres secrets, que s’il apprenoit que le Fort de St.Elme fût pris, de revenir fur le champ, fans débarquer les troupes qu’il luiconfioit. Ce secours ne fut d’aucune utilité á l’Ordre , par la fidélité deCardone à suivre Tes ordres. Cc Commandant se contenta de se montrer deloin, & évita sous divers prétextes d’aborder, comme s’il n’eût attendu quela prise de la Place, pour être autorisé de retourner en Sicile. Cependant leGrand-Maître tenta plus d’une fois de faire entrer du secours dans le Fort;un grand nombre de Chevaliers brûlant du désir de fe signaler pour fa dé-fense ou de périr; mais toutes les avenues étoient si bien gardées, que quel-ques efforts qu’ils fissent ils ne purent pénétrer jusqu’au Fort. Ceux qui ladésendoient, ayant perdu toute espérance de secours , résolurent unanime-ment de vendre leur vie aussi chèrement qu’iis pourroient, & de mourir lesarmes à la main.
Nouvelaf- Us exécutèrent cette résolution avec une intrépidité égale. Le Bacha fiefaut re* ' recommencer sassaut, & le combat dura avec une fureur égale des deuxpoufé. côtés; le Bacha ménagea auíìi peu fes soldats que les Chevaliers leur viedesorte qu’il y eut une terrible boucherie. Enfin la nuit fit cesser satta-que. Les assiégés,qui s’attendoient quelle recommencerait le lendemain,employerent ce peu de relâche à panser les plaies des blessés,& tous fe pré-
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