J 6 Ô HISTOIRE DE L’ ORDRESacrtm» Maître la mort da Roi Dom Sébastien son neveu, qui avoir été tue' le 2 SV. Septembre 1578 à la bataille d’AIaçar,où périrent auíì* plusieurs Chevaliersfíiíìoire de ^ gt. Jean, & son avènement à la Couronne.
dèpuisrart P eu après Gargalla Evêque de Malthe, & CreíTin Prieur de l’Eglise, tourdeux d’un esprit inquiet, commencerent à exciter la tempête qui s’élevaqu'à l'an alors contre le Grand-Maître leur bienfaiteur.
1725- L’Archidue Venceslas, Grand-Prieur de Castille & de Léon,étant mort,Sédition"' & f a mort ayant été suivie de celle de Dom Juan d’Autriche, fils naturel decontrôle Charlequint, Justinien Grand-Prieur de Mestine fut nommé à l’AmbaíTadeGrand- de Castille & de Portugal pour faire les complimens de condoléance fur laM litre. mort ces Princes & de Dom Sébastien, & sur-tout pour s’assurer des se->• J 5 7 tf * cours nécefiairespour résister auxTurcs,qui menaçoient Malthe d’unenou-velle invasion.
L’Evêque de Malthe, entreprenant fur l’autorité du Grand-Maître & duConseil, prétendit faire la visite juridique de l’Hôpital de la Cité notable.Les Administrateurs s’y opposèrent ; il les excommunia, & soutenu de sonClergé il forma un parti; ses créatures sortoient en armes de son Palais, &maltraitoìent les citoyens qui persistoient dans l’obéiflance qu’ils dévoient 3leur Souverain.Le Grand-Maître, pour arrêter ce désordre, fut obligé d’éta-blir dans le grand bourg une garde de cinquante hommes.
II dépêcha ensuite un Ambassadeur à Rome pour prier le Pape d’inter-pofer son autorité. Le Pape nomma l’Archevêque de Palerme pour connoîtrede ces différends ; mais ce Prélat étant arrivé à Malthe, trouva les espritssi aigris, & le gros de l’Ordre si animé contre le Grand-Maître, qu’il ren-voya la connoissmce de cette affaire au Pape, & f Evêque se rendit à Romepour défendre sa conduite.
Conjura- Vous ce tems-là trois Famïlars de PInquisition furent accusés d’avoirvou-/à â-v lu empoisonner le Grand-Maître. Ayant été arrêtés, ils chargèrent commela vie du lêurs complices plusieurs Chevaliers , & même des Grand-Croix, & sur-tout Pe-Ma/tré trucci, Inquisiteur à Malthe. A cette occasion des Chevaliers entrèrent tumul-I£ Si. ' tueusement dans le Conseil, insultèrent le Grand-Maître, & sans respectpour sa dignité le sommèrent de déclarer quelle preuve il avoit que l'on eûtconspiré contre sa vie. Ils exigerent que la Religion envoyât trois Ambas-sadeurs au Pape pour lui demander jusiice ; mais deux cks Chevaliers qu onnomma s’excuserent d® faire ce voyage, ce qui rallentit pour un tems lachaleur des plus emportés.
Il efì em- L’année suivante, le Conseil, soutenu de la plus grande partie du Cou-(>■‘sonné . vent, se souleva contre La Casíìere,qu’on vouloir déposer, ou forcer d’ab-I 58 o. diquer. Romegas, un des Chefs de la sédition, qui n’avoìt d’autre titre dedistinction qu’une valeur féroce ,al!éguoit entre autres griefs contre le Grand-Maître , qu’il étoit accablé <f années & que son esprit étoit baissé ; qu’il fai-soit plus d’attention à la conduite des femmes de Malthe qu’aux entreprisesdes Turcs, & qu’il dormoit toujours au Conseil quand on traitoit les af-faires les plus importantes. Non content d’avilir ainsi le Grand-Maître parses imputations, Romegas, accompagné de trois autres Chefs de la sédition ,entrent à la tête de leurs complices dans la salle du Grand-Maître, l’ar-