i 9 o HISTOIRE DE L’ORDRE
gr.cTioH Grand-Maître y fit passer an Bataillon de quatre-cens hommes, commandésv - par Hector de Fay. Mais ayant perdu beaucoup de monde par les maladies
Malt'he ^ contagieuses, il jugea à-propos de se retirer d’une Place, qui en p u de jourstkpu^i'an consumoit tous les secours qui lui venoient de dehors.
1563,/«/. Cette même année, le Sieur de Temericourt, frere du Chevalier de cequ'à l’an n0 m, courant les mers fous f étendard de la Religion ,;eut une action fort vive:I725 ‘ avec deux Sultanes richement chargées, qui faifoient voile pour Alexandrie.
" Comme son Vaisseau étoit meilleur voilier que celui qui étoit de consensavec lui, il s’attacha à la Sultane qui étoit la plus avancée, pour l’empëcherde gagner le Port; après lui avoir fait essuyer fa bordée, fe disposant àmonter à sabordage, il reçut un coup de'mousquet à la tête, qui ne sem-pécha pas, quoique renversé sur le tillac, d’exhorter ses Officiers & ses sol-dats à continuer le combat. Les Infidèles voyant bien qu’ils n’échapperoientpas aux Chrétiens qui les avoient cramponnés, mirent une meche près despoudres pour les faire périr avec eux. Le Chevalier de la Barre, qui cons-mandoit la conserve, & étoit prêt de se rendre maître de J’autre Sultane,voyant le péril où étoit son ami, abandonna la Sultane, vola à son se-cours, & le sépara’, du Vaisseau qui brûloit. Mais le succès ne répondit pas àson attente, Temericourt étant mort le lendemain de fa blessure; & la sul-tane que La Barre étoit fur le point de prendre, profita de l’occasion pours’échapper & gagner le Port d’Alexandrie.
L6?o. La paix que les Vénitiens conclurent Tannée suivante avec les Turcs, a-près la prise de Candie, fit appréhender au Grand-Maître que pour fe ven-ger des secours que la Religion avoit donnés fi constamment aux premiers,les Infidèles ne tournassent leurs armes contre Malthe. Pour mettre l’Iíle enétat de résister à tous leurs efforts, il demanda au Duc de Savoye un habileIngénieur appellé Valpergo, il lui remit le soin de réparer les anciennes for-tifications , & d’en faire de nouvelles, selon qu il les jugeroit nécessaires pourmettre Tille & fur-tout le Port en sûreté. Va'pergo fit faire plusieurs nou-veaux ouvrages pour la défense des Porcs; on nomma l’un la Cotonere , &un autre Fort destiné à défendre Tentrée du grand Porc ,fut appeliée Ricafoli,du nom d’un Commandeur qui donna trente- nill ■ écus pour cet ouvrage.
êi. Clément X. ayant succédé en 1671 à Clément IX. écrivit un Bref auGrand- Maître, pour le congratuler des soins qu il prmoit de fortifier uneIsle qui servoit de boulevard à la Chrétienté. Cela n’empêcha pas néan-moins ce Pontife d’accorder au Chevalier de Vendôme une grâce expecta-tive fur leGrand-Prieuré de France, malgré toutes les oppositions des an-ciens Chevaliers. La même année on reçut dans T t )rdre le Prince Charlesde Lorraine fils du Duc d’Elbœuf,& quelques autres Seigneurs. Le Grand-Maître & le Conseil trouvant le nombre des Freres fervans d’armes exces-sif, firent un Règlement pour défendre d en recevoir dans la fuite juíqu’ànouvel ordre.
ï(í72. La disette des grains fe faisant sentir à Rome, le Pape en envoya chercherdans toute TIcalie, & fit écrire au Grand-Maître pour le prier d’envoyerTEfcadre de la Religion pour escorter ses Vaisseaux. Cette demande fut d’a-bord accordée. Le