192 HISTOIRE DE L’ORDRE
Sjîctiom dont ils étoient nés sujets. Cependant le Chevalier de Valbelle trouva mo-- V. y e n d’introduire dans Messine le secours de la France, Le Grand-MaîtreHistoire le fa en Lu-tems-Ià une fondation pour l’entretien de la Forteresse de Ricafoli.dépurait Le Roi d’Angleterre Charles II. ayant déclaré la guerre au ; Prípolitains,1568,/«/-en 1675, la Flotte Angloise relâcha à Malthe, où elle fut fort bien reçue,qu à Can & Charles II. écrivit très-obligeamment au Grand - Maître pour l’en re-I ? 2 5 - mercier.
Flatte An Le Viceroi de Sicile prétendant engager la Religion à faire la guerre auxgloiseWíK Messinois, le Grand-M ître lui répondit que l’Ordre par son institut ne de-reçue à voit jamais prendre parti dans les guerres entre les Chrétiens, & qu’il n’a-Miilthe. vo j t j araa i s employé ses armes que contre les Infidèles.
Cette même année Frédéric deMogelin, Envoyé du Roi de Pologne,arriva - à Malthe, & présenta au Grand-Maître une Lettre de ce Prince,dans laquelle il lui marquoit que ses Etats étant continuellement infestés parles Turcs; il lui seroit fort obligé de faire diverlion par quelque entrepriseconsidérable. Cotoner lui répondit , qu’en déférant aux sollicitations deSa Majesté Polonaise, il ne fera que rempl ir les obligations de fa profes-sion; que l’Ordre avait toujours employé ses forces contre les Infidèles;qu’il alloit augmenter les armemens pour répondre aux besoins à aux in-stances de Sa Majesté. On établit aussi en ce tems-ià le Lazaret dans le Fortde Marza-Muzet, & depuis il a été revêtu de fortifications.í< 5>6. One peste affreuse ravagea Piste de Malthe en 1676 ,& fit périr un grandnombre de Cnevaliers & beaucoup de peuple, en sorte qu’on ne put plusfournir les Galères du même nombre de Chevaliers, & que dans les Carava-nes , ou chaque Galere avoit avant la peste vingt-un Chevaliers, lé nombrefut restreint, en 1677 ,à onze pour la Capitane, & à neuf pour les autres.xCti. La dignité de Maréchal étant vacante, les Commandeurs de Gerlande& de Matsonseule, tous deux de la Langue d’Auvergne, de la même an-cienneté , & qui avaient les memes Charges, prétendirent à cette digni-té à l’excluíion l’un de Pautre. Après bien des disputes le Grand-Maître &des amis communs ne voyant point de jour pour décider ce différend, firentconvenir les Prétendans de jouir de cette Charge alternativement à demois en mois.
1678 . Deux ans après cet accommodement, Maisonfeule étant mort, Gerlande
se mit en mer avec cinq Galères, & rencontra auprès du Cap Passaro deuxCorsaires d’Alger; mais il se contenta de les canonner au-lieu d’aller à sa-bordage. Cette action fit murmurer hautement â Malthe contre lui, & re-gretter Maisonfeule. Gerlande pour s’excuser allégua qu’il avoit le vent con-traire. Peu après un Armateur Majorquain, nomme Pierre Fléchés, coulaà fond dans le meme endroit un Corsaire Algérien, dont il sauva cent'Pures,qu’il vendit depuis à la Religion cent piastres par tête.
Dom Juan d’Autriche, Grand-Prieur de Castille, étant mort, le Grand-Maître & le Conseil pensèrent à distraire de ce riche Bénéfice huit-mille du-cats de rente, en faveur de différentes personnes. Mais le Roi d’Espagne,qui prétendait au droit de Patronage sur ce grand Prieuré, s’opposaàladiminution de son revenu. 1 L’an-