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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 5

Louis XII. souhaitoit davoir des enfans, & d aurreg 61^ de ^vill.

kesoienr delìrer la cassation de son mariage avec Jeanne de < .? , Li régné de

Louis XI. II avoit besoin du Pape pour cette affaire , & L ° uis *g ;

eût un plus propre à le faire réussir qu Alexandre VI. Ce Pape ^ x^uis f ait

de bien pourvoir César Borgia son bâtard, qui avoit remis le . Cst j er ç m

Cardinal, pour prendre le parti des armes. II nomma pour ses Co mriage.

res Louis dAmboife Evêque dAlbi, & Ferdinand Evêque de eu a,dans la fuite le Cardinal Philippe de Luxembourg, Les Historiens Françoisdisent assez généralement, que la Reine Jeanne, qui étoit bonne « pieuiene sopposa point au divorce, mais il paroit par les actes du procès, quecela nest nullement vrai, elle défendit la validité de son mariage de toutson pouvoir ; mais quand elle vit que ses efforts étoient inutiles, e e esoumit patiemment à la sentence de divorce. Le Roi lui donna 1 uiutruidu Duché'de Berri & de quelques autres Seigneuries, dont elle emploiailesrevenus en bonnes oeuvres, & passa le reste de ses jours dune maniéréexemplaire & tranquille (a). César Borgia recueillit le fruit de la complai-ra) Annal, de France, Procès du Divorce de Jeanne de France. Da ClwHist. de Louis XI.

tombe, dès quonsait que le pere du Duc la demanda pour lui aussitôt quelle fut née,Je contract ayant été signé le 10 de Mai 1464 (1). Ce contract fut renouvellé ea147Z, & le Roi donna à la Princesse pour dot cent mille écus dor. II étoit impossiblede prévoir, quand on signa le premier , que la Princesse seroit difforme & malfaite. 11est certain que le Duc auroit évité de lépouser, sil avoit osé ; mais ses amis lui con-seillèrent de ne pas irriter un Roi, dont la colere coutoit ordinairement la vie à ceuxqui en étoient les objets. 11 fut ensuite fort en faveur auprès du Roi, qui eut beau-coup dinduigence pour ses désordres, quelques-uns disent, que cétoit par malignité,dans lidée que sil succedoit jamais â son fils, son régné seroit encore plus odieux qusle sien (2). Dans fa jeunesse le Duc d'Orléans se lia dune étroite amitié avec GeorgedAmboife, qui devint son seul confident, après la mort de François Comte de Dunois& de Longueville, arrivée le 25 Novembre 1491. 11 procura à dAmboife dabordlArchevêché de Narbonne, & ensuite celui de Rouen, dans son Gouvernement deNormandie. 11 se plaignit de Charles VIII. parcequen demandant un Chapeau de Car-dinal pour Briçonnet, Evêque de St. Malo, il nen avoit pas aussi demandé un pourdAmboife son Favori (3% H donna encore dautres sujets de mécontentement au Roi.Au lieu denvoyer à Naples les Troupes qui venoient de France, comme Charles le luiavoit ordonné, il les retint auprès de lui, & bien loin de continuer à vivre en bonneintelligence avec Lodevic Sforze, ainsi que le Roi le lui avoit aussi recommandé, il selervit des Troupes quil avoit pour surprendre Novare, ce qui fit entrer Sforze dans laLtgue formée contre le Roi, & ruina cette expédition. Sil perdit par les bonnes grâces«e Charles, il auroit pu les regagner en reprenant cette entreprise, le Roi aiant voulue mettre à la tête de son Armée pour la seconde expédition, & quii conquît le Milanéspour lui-meine. Mais il sen excusa, prévoiant par la mauvaise santé du Roi, que ce^rrnee^ne vivroit pas longtems. Charles pénétra ce motif, ou dautres le lui firent sen-daiìs^ ' indisposa contre le Duc; & comme nous lavons remarqué dans le texte,co - e temS à mort du Roi, il étoit dans une efpece de disgrâce. Ce fut pour lapour sa ° U P ? Ur en fc ^ acer ' a mémoire quil fit de si magnifiques funérailles au Roi, &ïeupie S ê àTa f peu *' e ' ^ eu lui-même la dépense, quoique selon lusage ce sût aux

(}) Vie du Caïd, dAmboife L. X.(4)-mcmc.

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(I) à