HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. Z
vare, & Alexandrie furent emportées; Mortare capitula, R-vie e P v °,y a " vin.les clés, Genes suivit, & Milan ouvrit ses portes. Le Chateau, p s Le r ^ gtjedeforte Place de l'Europe, pourvu de vivres pour deux ans, & de mu Louis xn.pour quatre, fut vendu par Bernardino de Corté, à qui Sforze en avoi -
confié la garde ( a ). Mais les François traitèrent ce traître avec tande mépris, qu’il mourut de honte dix ou douze jours après (è). Quant auDuc, qui auroit été vendu auffi, s’il fût resté, il se retira prudemment aInspruk, avec ses enfans ôc son trésor (c). Louis aiant appris ces nouvel-les passa en Italie, accompagné de son Ministre il fit son entrée à Milanen habit Ducal, le 6 d’Octobre, aux acclamations du peuple (d). LeCardinal, qui avoit pour maxime qu’un peuple bien gouverné ne seporte jamais.à la révolte, engagea le Roi à rétablir tous ceux que Sforzeavoit bannis, ou dont il avoit confisqué les biens; il forma une Cour deJustice, déchargea le peuple du quart des impôts, mit peu de Iroupesdans les Places, & donna le Gouvernement du -Duché à Trivulce , enlui associant d’Aubigni dans le commandement général des armes. Tousles Princes d’Itàlie, à la réserve de Frédéric Roi de Naples, félicitèrentle Roi de fa victoire ; qui après avoir conclu un Traité avec les Floren-tins , retourna en triomphe en France (c). On attribua avec raison cesheureux succès aux foins » à la prudence & à la prévenance du Cardinald’Amboise.
Les affaires changèrent extrêmement de face en Italie bientôt âpres,non seulement par les révolutions de Naples, mais auffi par la mort duPape Alexandre VI. suivie dé celle de son successeur Pie III. auquel succé-da Jules II. à la grande mortification du Cardinal d’Amboise, qui s'étoittìaté de parvenir à la thiare.
Louis pour se venger des mauvais procédés de Ferdinand le Catholique Guerreattaqua l’Espagne avec trois Armées, deux de terre & une de mer. Lapremiere fous la conduite du Seigneur. d’Albret & du Maréchal de Gié,pénétra jusqu’à Fontarabìe, & se retira ensuite sans rien faire, soit qu’elle 1ne trouvât pas dequoi subsister , soit par quelque mésintelligence entreles Généraux. Le Seigneur d’Albret vint se joindre au Maréchal deRieux pour assiéger Salces en Roussillon, mais les Espagnols aiant marchéau secours de la Place, les François leverent le siégé (/). La Flotte après avoirallarmé lës côtes d’Efpagne revint à Marseille, fans avoir rien entrepris digned’attention. La guerre continuoit dans le Royaume de Naples, & Confalve - :prit Gaiette au bout de trois jours par capitulation; elle portoit que lesFrançois auroient la liberté de s’en retourner en France; mais le GénéralEspagnol, qui ne se piquoit.point de tenir les capitulations, viola celle-ci'dune façon indigne; il la restraignit à ceux qui étoient nés François, &fit mettre les Seigneurs Napolitains de leur parti dans des- basses - fosses.
Louis d’Ars, un des Officiers François, après la défaite de Cérignolesetoit jette dans Venosë, Place assez foible, & ne voulut point être com-
•Ím ¥ eèera y , Daniel. (d) Annal, de France, Belcar. Daniel-
(.lífcT , - (ef Daniel. . ' "
O* or. Gel ais , Brantôme, DanisL (/) St. Gelais, SáJJel 5c aU
A 3