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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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VIII.

Le reçue deLouis XII.

Le Maré-chal Tri-vulce pus-se le PapeÊf se s Al-liés.

J511.

14. HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Le Pape devenu Général dArmée eut lhonneur de prendre Mirandoleaprès trois mois de siégé, & pour faire voir combien il sen applaudissoit,il v entra par la breche en vainqueur (a). Peu de tems après le MaréchaldéChaumont mourut dune maladie de langueur, quil regarda comme uneíFet du poison. II navoit que trente-huit ans, & étoit néanmoins Ma-réchal & Amiral de France, Gouverneur du Milanés & de Normandie,& un des plus habiles Capitaines de son tems. Le Maréchal de Trivulcese trouva par cette mort chargé du commandement de lArmée Françoise

(b) Dans ces entrefaites, Ferdinand le Catholique, fous prétexte dezeíe de religion, & du respect quíl avoít pour le Pape, obtint quon tien-droit une espece de Congrès à Mantoue pour traiter de la paix, mais cettenégociation naboutit à rien. Lfimpereur & le Roi firent citer par lesCardinaux de leur parti le Pape au Concile général, quils convoquèrent àPise pour le premier jour de Septembre. Le Maréchal Trivulce s 'etantavancé avec son Armée vers Boulogne, le Pape se retira à Ra venue, &Boulogne ouvrit les portes aux François, qui taillèrent une partie de laGarnison en pieces. Auflitôt après le Maréchal etant sorti fur 1 Arméedu Pape & des Vénitiens la mit en déroute, & auroit pu aller toutdroit à Rome, mais il savoit que le Roi étoit toujours porté à la paix

(c) Çette modération ne fit aucune impression fur le Pape, qui malgréune maladie qui le réduisit à lextrémité, & quoiquilfut presque à la mercides François, ne perdit rien de son courage, & continua dans son obsti-nation. II négocia avec Ferdinand & avec les Suisses, excommunia leConcile de Pise & tous ceux qui y adhéroient, & déclara la guerre auxFlorentins II convoqua aussi un Concile à Rome, & ses Emissaires cau-sèrent tant dembarras à ceux qui écoient assemblés à-Pise, que pour leurD ropre fureté, ils transférèrent le Concile à Milan (d). Tout cela venoitminci paiement de lirrésolution de Louis, qui depuis la mort du CardinaldAmboise écoutoit trop la Reine, qui regardoit la guerre contre le Papecomme un sacrilege. Cela fut cause , que sans abandonner le Concile,quil avoit fait assembler pour intimider le Pape, il ne lappuia jamais com-me il falloit LEmpereur étoit encore plus inconstant que le Roi, il au-xoit voulu transférer le Concile dans ses Etats, non seulement pour fairedéposer le Pape, mais pour se faire élire en fa place (c). Pendant que cesdeux Princes sc conduisoient dune si étrange façon, le. Pape fit publier so*kmnctlement le Traité quil avoit fait avec Ferdinand & les Vénitiens, au-que! il donna le nom de Sainte Ligue. Les Suisses firent une invasion dansle Milanés y brûlèrent quatorze ou quinze villages, & ensuite se retire-rent dans leur Pays. Quelques-uns attribuent leur retraite à la conduite deGaston de Foix Duc de Nemours, qui les harassoitcontinuellernenc par depetits détachemens de Cavalerie. Mais il y a plus dapparencequiis jugè-rent avoir fait assez j leur grand but nétant pas de chasser les François,

{a) La même, Guicciardin, Daniel. (A Bcmhe, Rctynaii. Daniel.

( b ) St. Gelais, Brantôme- (c) Monita Poutica ad S. J. R. Prínci.

(c) Hist. du Chvv. Bjyard, Perron, de pes , Fiancof. 1609 Mariana L, XXX.

reb. gest. Gallor. Daniel.