5<S HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
Section La désertion d’un homme si important causa une consternation générale,ék si elle n’excita pas d’abord un soulèvement, comme on s’y atcendoic,^RoiTd^ia e " e eut une fâcheuse influence sur les affaires, & excita tant d’ombrages,Maison de i i!e ie Roi sut obligé de retarder le secours qu’il avoit dessein d envoyer enValois. Italie, ce qui lui conta le peu de Places qu’il y avoit encore. Ceux qui y-— commandoient jugèrent à propos de se rendre à des conditions raisonna-bles, fans attendre qu’ils fussent réduits à n’en pouvoir espérer aucunes-.Enfin , quand il fut en quelque façon trop tard, le Roi résolut de faire pas-ser une nombreuse Armée en Italie, malgré le danger auquel il exposoitpar là le reste de ses Etats, & les frayeurs qu’il causoit à ses sujets, mêmedans Paris (a).
La France- Wolsey fut fort mécontent de l’Empereur, quand il vit sélection d’A-attaquée de drien VI , il ne put croire qu’un homme qui avoit été Précepteur de l’En>îous côtés.. peiir ^ à qui étoit Administrateur en Espagne eût été élevé au Pontificat,I523 ' sans que ce Prince s’en fût mêlé, comme il vouloit le faire croire. Cepen-dant comme Adrien étoit vieux, & que l'Empereur continuoit au Cardinalses pensions & ses promesses, ce Prélat suivit toujours son plan, entra dans
C») Daniel,
la plupart des Domaines de son mari devoíent lui revenir, elle sollicita une nouvelleconcession en faveur de ce mariage. Mais le Roi lui dit, que Charles Comte de Mont-pensier, étoit l’hérititr mâle de la Famille, 6t que la prudence ft la justice exigeoientqu’elle lui donnât fa fille, auquel cas il feroit tout ce qu’elle dessreroit. Susànne futdonc mariée au Connétable, alors Comte de Montpenfier; & par le contrat de mariagefe cédant mutuellement leurs droits , il fut arrêté que celui des deux qui survivroit, se-roit héritier de l’autre. On attaqua la cession de Louis XII. comme préjudiciable â JaCouronne, & le Contrat de mariage, comme contraire à d'ancienncs conventions de fa-mille. Tous .les Historiens avouent que les prétentions de la Duchesse d’Angouiêmeétoient mal-fondées. Cependant après de longues procédures, elle eut le crédit d’obte-nir du Parlement le séquestré des biens en dispute, ce qui en ôtoit la jouissance auConnétable. Cela joint à Ja mort de la Duchesse Anne, fille de Louis XI. fà belle-me-re, le mit au désespoir, & Rengagea à faire offrir ses services à l'Empereur par Adriende Crouy,. Comte de R ceux Charles accepta la proposition avec joie, & envoya auConnétable Beaurain son Chambellan. Cet Envoyé proposa au Connétable d’épouscrEléonore, veuve du Roi de Portugal, sœur de l’Empereur, avec une dot de deux-censmille écus, ct que l’Empereur lu déclareroit par son Testamenc héritière de cous lesbiens de la Maison d’Autriche, au. cas que lui & l’Archiduc Ferdinand son frere mou-russent fans enfans. Beaurain lui offrit encore de le faire comprendre dans !e Traité deLigue entre i’Empereur & l'Angleterre contre la France, & lui montra ce Traité. Dansces entrefaites le Roi eut quelque connaissance qu’il se tramoit quelque chose; desortequ’en allant à Lyon pour palier en Italie, il fe rendit à Moulins où étoit le Connéta-ble. 11 le trouva au lit, feignant une maladie pour fe dispenser de suivre le Roi dansson expédition. Ce Prince lui dit naturellement ce qu’il avoit appris, & ajouta, qu’ilne doutoit pas que le procès qu’on lui avoit intenté ne le chagrinât beaucoup, & qu’iln’en étoit point surpris; mais qu’il pouvoit compter que s’il perdoit fa cause, il lui ren-droit tous ses biens. Le Connétable ne fit pas difficulté d’avouer au Roi, que le Comtede Rœux l’avoit sollicité de la part de l’Empereur; remercia le Roi de sa bonté, &promit de le suivre à Lyon. II partit effectivement en litiere, mais il fe détourna-ensuitede la route , & s’échapa accompagné de Pomperant. II fe rendit avec beaucoup depeine à Trente, & aussitôt que Charles V. en eut avis, il le déclara son Lieutenant-Général en Italie. Cette affaire empêcha le Roi d’y passer, ct. fit.tomber lc Comman-dement. à iîonnivet;