HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. ZY
pour secourir la Place, il fut obligé de lever le siégé & de repasser en Sectionàalie («). . . Der lf; rs
Si François I, s’étoit contenté de cet heureux succès, il auroit pu repa Rgìs ig ^rer ses disgrâces & faire une paix honorable. Mais se voyant à la tete d ant Maison deArmée de trente-cinq à quarante mille hommes, & aiant avec lui la piopat a0is -des Princes du Sang & des Grands Seigneurs, il proposa par f avis de 1 A" ^mirai Bonnivet de passer aussi les monts, & de reconquérir le Milanés; ce fure en j fa .qui fut résolu & exécuté contre l’avis des plus sages & des plus habiles Ge* u e ,néraux, parceque le Roi le vouloir 0). 11 laissa encore la Régence à lamere , bien qu elle désapprouvât cette expédition, & qu il eut même évited avoir une entrevue avec elle. II eut touc le succès dont il s étoic fla-té, se rendit maître de Milan, & de la plus grande partie du Pays, en-gagea le Pape à renoncer à l’alliance de l’Empereur , & pour chasserentierement les ennemis du Milanés, il assiégea Pavie, bien que la fanonfût fort avancée, & que son Armée eût besoin de repos (c).
La ville de Pavie étoít forte; il y avoit une nombreuse Garnison d Es* dspagnols & de Lansquenets, & le Gouverneur Antoine de Leve passoit à A«vie.juste titre pour un des plus braves hommes, & un des plus habiles Capitainesde s Empereur. 11 est vr ai que le Roi ne manquoit pas hon plus de vaillans& d’habiles Capitaines; peut-être même en avoit-il trop, ainsi que sem-blent l’indiquer les divers changemens dans la maniéré d’attaquer la Place,ce qui fut une des raisons de la longueur du siégé. 11 est néanmoins cer-tain , que quelques plausibles raisons qu’on puisse alléguer, le Roi commitdans la conduite de ce siégé plusieurs fautes, & quelques-uns disent de fortgrandes. L’importance de Pavie, avoit été le premier motif, qui lui enavoit fait entreprendre le siégé, & c’étoit ce qu’il auroit dû examiner mû-rement avant que de le commencer, & après savoir entrepris il ne devoirpas perdre ce point de vue. D’abord il détacha le Marquis de Saluces pourfaire la guerre du côté de Genes, ce qu’il fit avec succès ; mais les avanta-ges qu’il remporta ne compenferent pas l’abfence des 'Iroupes qu il com-mandoit. Ensuite par le conseil du Pape , qui suivant les apparencesavoit de bonnes intentions, il sic un autre détachement de six-cens hommesd'armes, de quelque Cavalerie légere & de quatre mille Fantassins, pourfaire une diversion du côté du Royaume de Naples, afín d’obìiger les Im-périaux commandés par le Viceroi Lannoi d’abandonner le Milanés; ceSeigneur fut effectivement fur le point de le faire, mais il fe ravisa (d). LeDuc de Bourbon amena au camp ennemi douze mille Allemands,qu’il avoitlevés de ses deniers & de ceux de l’Empereur, ce secours rendit l’Arméeennemie supérieure à celle du Roi. Aussitôt qu’il fut informé de l’arrivéede ces Troupes, si rappella le détachement du Duc d’Albanie; mais aiant
reçu presque aussitôt un renfort de Suisses & de Grisons , il le contre-manda s A
L ( il F% d ' An ^rì a E p . 8co . Du BeM
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c - p. 153.
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(d) Les infimes.
(e) Guìcciardin L. XV. Daniel U bi sap.P. I63.