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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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4 o HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Les ennemis avoient leurs embarras. Pavie étoient aux abois ; la Garnisonëtoit composée principalement dAllemands, qui sétoient mutinés fautede paye. Le Gouverneur Antoine de Leve se trouva tellement pressé parces Lansquenets, qu'on le soupçonna davoir fait empoisonner leur Géné-ral , comme le seul moyen de les empêcher de livrer la Place. Les embar-- ras étoient aussi grands & plus grands même dans leur Armée, les Trou-Mssurss _ p es étrangères étoient fur le point de fe débander, pareequon navoic pastour'faire* ^st 110 * ^s payer. Cela détermina le Viceroi, le Marquis de Pescaire & le

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SiîCTTON

IX

DerniersRois de laMaison dcValois.

lever le fie- D uc de Bourbon, de faire d'abprd une entreprise fur Milan, & sìls nyge. réussissaient point dattaquer le Camp du Roi (a). François 1. nen doutoic

J 5 2 5* point, & i! avoit délibéré déja fur le parti quil devoit prendre. Ses plusvieux- Capitaines étoient davis quil levât le siégé, ôc quil travaillât à ra-fraîchir & à grossir son Armée. Le Pape, dont les intérêts étoient alorsliés avec ceux du Roi, lui donna le même conseil par son Ambassadeur àRome. François 1. crut que son honneur étoit engagé dans cette entre-prise, & quil ne pouvoic fans honte décamper de devant Pavie. Danscette occasion, la Trimouiìle avança une maxime aussi vraye que courte,que le véritable honneur à la guerre étoit de réussir ; & quaucune raisonne peut jamais justifier unè défaite. II fit voir au Roi que par un combatil riíquoit son Armée, fa personne & son Royaume, ôi quil ne ri/quoitrien par la levée du siégé; quà considérer létat des deux Armées, les en-nemis étoient presque lûrs de la victoire. Mais lAmiral Bonnivet senga-gea à si bien disposer son camp, que les ennemis noseroient sattaquer, &quil prendroit infailliblement Pavie; il nen fallut pas davantage pour dé-terminer le Roi à rester (L). Dautres disent, quil avoit écrit à une desos Maîtresses, quil viendroit la voir après la prise de Pavie, & que cefut- le ridicule motif, qui lui fit risquer tout plutôt que de lever le siégé(c). Quoiquil en soit, il vit bientôt, ou auroit voir quil devoit chan-ger de résolution. Les Grisons qui étoient dans son Armée furent rappel-les pour aller défendre leur propre Pays ; desorte quil fut obligé de faireentrer dans les lignes, presque toutes les Troupes qui étoient dans Milan,& il fit fortifier son camp avec tout le soin possible. Les Généraux delEmpereur résolurent de lattaquer, pareeque sils étoient victorieux, ilsétoient sûrs de fécourir Pavie, ôc de recouvrer le Milanés; & dun autrecôté leur armée ne pouvoit manquer de fe débander, sils ne le fesoientpoint. lis prirent donc le parti le plus sage, ôc eurent fur le Roi deFrance lavantage quil ne tenoit quà lui davoir fur eux.

Bataille de Le 24 de Fevríer , Fête de Saint Mathias & jour de naissance de lEm-pereur, ils attaquèrent le Parc Ôc le Château de Mirabel, étoit posté leDuc dAlençon avec larrierc-garde. Ils comptoient de lemporter, suppo- que le Roi ne sortit pas de lés retranchemens pour soutenir le Duc, ôcsil en sortoit il perdoit lavantage du terrein il sétoit fortifié. LesArmées étoient à peu près égales, ôc fesoient ensemble soixante mille

hom*

Paviele Roi e,défaitpris.

(a) Annales de France, (c) Brantôme.

(b) Mezeraj Daniel.

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