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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. , 4 rhommes. Ce que les Généraux ennemis attendoient ne manqua pas darrr Sectionver, aussitôt que le Roi vit.son beaufrere attaqué & qu il etoit preile, " Derni ss avança à son secours (a). Dabord les François eurent lavantage, a eau e j^ Q - ts ^ eiadu grand feu de leur artillerie, bien postée & bien servie; línfanteriè Fl- Maison u epagnole ne put le soutenir & recula. Le Roi voulant profiter de sa bonne Va ots.fortune , marcha de ce côté- pour s attaquer dans un chemin creux, matspar ce mouvement il fe mit entre les ennemis & son artillerie, qui par ladevint inutile. Le Vìceroi sétant avancé avec fa Gendarmerie, & un corpsd Arquebusiers , le Roi se trouva bientôt fort preste. Sa Gendarmerie-plia , & les Suisses oubliant leur ancienne bravoure prirent la fuite (b).

Le Roi soutint leffort des ennemis avec une grande intrépidité ; Françoisde Lorraine frere du Duc de ce nom, & Richard de la Pôle , le dernierde la Maison de Suffolk, étant accourus à son secours avec des Lansque-nets furent tués fur la place; lAmiral Bonnivet eut le même sort,L ne futplaint de personne; Galéas de Saint Severin, Grand Ecuyer de France , & unautre du même nom Ck de ia même famille , Grand Maître dHôtel y périrentpareillement, de même que Louis de la Trimouille,âgé de soixance-quinzeans. Le Maréchal de Foix & le Bâtard de Savoye furent pris, lun ik l au-tre couverts de blessures, & moururent peu de teins après (c). Le Comteste St. Pol renversé par terre proche du Roi, fut cru mort ; mais unEspagnol ne pouvant lui tirer un anneau qu avoit au doigt, voulut lelui couper, la douleur le fie revenir, & il guérit ensuite. Le Roi aianttué cinq hommes -avant que davoir son cheval tué sous lui, & deux aprèssêtre relevé, fe rendit enfin au Vìceroi Lannoi. Les François perdirententre neuf L dix mille hommes, parmi lesquels il y avoit un fort grandnombre de gens de qualité, outre ceux que nous avons nommés. Le Roide Navarre & plusieurs autres personnes du premier rang furent pris {d).

Vosons à présent ce qui fe passa en France après ce malheur. Celui que Ce, qui sele Vìceroi de Naples envoia à l'Empereur pour lui en porter la nouvelle passa enpassa par îa France avec un fauf-conduit du Roi. Ce Prince le chargea aussi ír;î lc5dune Lettre pour Madame la Régente, qui ne contenoit que ces mots ; M rfí '

Madame , tout est perdu, hormis Ï 1 honneur {es La Duchesse dAngoulême: .

fe trouva dans un fort grand embarras ; le Royaume fans Roi, le TrésorRoyal épuisé, point dArmée, point dOfficiers, fans Alliés, & entouréedennemis. Les Flamands fesoient des incursions perpétuelles en France ;

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^v-micans. ues riamanu» i^uu-ui en Alsace, menaçoìent le

plusieurs milliers de Paysans fanatiques at r f ^ appréhender .

Royaume dune invasion prochaine; qui etoit d a dAn-

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«... ^ plus mr ;

ribles inquiétudes, il y avoit un Parti dans le Royaum ^ p0 ur

la Régence pour la donner au Duc de Vendôme (/)- Heureuícment p

V,< si nna ' es de Fr;{'0 Dai.iel T. X.(c) Le même p. j

Tome XXXI.

(d) Le même, Mezeras

{e) Ant. de Fera HiiL de Charles V.

(/) Pu Beìhi L. III.

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