HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. , 4 rhommes. Ce que les Généraux ennemis attendoient ne manqua pas darrr Sectionver, aussitôt que le Roi vit.son beaufrere attaqué & qu il etoit preile, " Derni s rís avança à son secours (a). D’abord les François eurent l’avantage, a eau e j^ Q - ts ^ eiadu grand feu de leur artillerie, bien postée & bien servie; l’ínfanteriè Fl- Maison u epagnole ne put le soutenir & recula. Le Roi voulant profiter de sa bonne Va ots.fortune , marcha de ce côté-là pour s attaquer dans un chemin creux, matspar ce mouvement il fe mit entre les ennemis & son artillerie, qui par ladevint inutile. Le Vìceroi s’étant avancé avec fa Gendarmerie, & un corpsd Arquebusiers , le Roi se trouva bientôt fort preste. Sa Gendarmerie-plia , & les Suisses oubliant leur ancienne bravoure prirent la fuite (b).
Le Roi soutint l’effort des ennemis avec une grande intrépidité ; Françoisde Lorraine frere du Duc de ce nom, & Richard de la Pôle , le dernierde la Maison de Suffolk, étant accourus à son secours avec des Lansque-nets furent tués fur la place; l’Amiral Bonnivet eut le même sort,L ne futplaint de personne; Galéas de Saint Severin, Grand Ecuyer de France , & unautre du même nom Ck de ia même famille , Grand Maître d’Hôtel y périrentpareillement, de même que Louis de la Trimouille,âgé de soixance-quinzeans. Le Maréchal de Foix & le Bâtard de Savoye furent pris, l’un ik l au-tre couverts de blessures, & moururent peu de teins après (c). Le Comteste St. Pol renversé par terre proche du Roi, fut cru mort ; mais unEspagnol ne pouvant lui tirer un anneau qu’iì avoit au doigt, voulut lelui couper, la douleur le fie revenir, & il guérit ensuite. Le Roi aianttué cinq hommes -avant que d’avoir son cheval tué sous lui, & deux aprèss’être relevé, fe rendit enfin au Vìceroi Lannoi. Les François perdirententre neuf L dix mille hommes, parmi lesquels il y avoit un fort grandnombre de gens de qualité, outre ceux que nous avons nommés. Le Roide Navarre & plusieurs autres personnes du premier rang furent pris {d).
Vosons à présent ce qui fe passa en France après ce malheur. Celui que Ce, qui sele Vìceroi de Naples envoia à l'Empereur pour lui en porter la nouvelle passa enpassa par îa France avec un fauf-conduit du Roi. Ce Prince le chargea aussi ír;î ’ lc5d’une Lettre pour Madame la Régente, qui ne contenoit que ces mots ; M rfí '
Madame , tout est perdu, hormis Ï 1 honneur {es La Duchesse d’Angoulême: ’ .
fe trouva dans un fort grand embarras ; le Royaume fans Roi, le TrésorRoyal épuisé, point d’Armée, point d’Officiers, fans Alliés, & entouréed’ennemis. Les Flamands fesoient des incursions perpétuelles en France ;
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^v-micans. ues riamanu» i^uu-ui en Alsace, menaçoìent le
plusieurs milliers de Paysans fanatiques at r f ^ appréhender .
Royaume d’une invasion prochaine; qui etoit d a d’An-
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ribles inquiétudes, il y avoit un Parti dans le Royaum ^ p0 ur
la Régence pour la donner au Duc de Vendôme (/)- Heureuícment p
V,< si nna ' es de Fr;{'0 Dai.iel T. X.(c) Le même p. j
Tome XXXI.
(d) Le même, Mezeras
{e) Ant. de Fera HiiL de Charles V.
(/) Pu Beìhi L. III.
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