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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 47

déclaré le Protecteur. Cette Ligue nétoit que défensive, & SEC ?f"

étoit maître dy entrer, sil avoit voulu relâcher les deux_Pnnce P autns ZWv.rdeux millions quon lui offroit, & laisser le Duc de Milan r j;mire^ oíí ds laI nnces ditalie paisibles possesseurs de leuis Etats. Le malheur ordi Maison dedes Ligues, c'est que les Puissances contractantes ont toujours leur mteret Vaio.s.particulier en vue, à en tâchant dy accommoder leurs mesures, us maquent le but de la Confédération en général (a). Cest ce qui arriva danscette occasion, Le Roi cherchoit à obtenir ses enfans sux conditions qu Uavoit proposées, L il vouloit voir ce quil y avoit à espérer de ce cote-la, -avant que dagir contre lEmpereur, qui les avoit entre ses mains, Sa en-teur fut cause que le Duc de Milan & le Pape furent les victimes de 1 af-faire. Le premier fut obligé de se rendre au Duc de Bourbon, & le fécondfut surpris par les Colonnes ; ceíï ce quon auroit prévenu fi le secours deFrance fût entré à tems en Italie {b). t TT . TT . p-t, dt

Marguerite, Duchesse Douairière dAlençon, épousa Henri II Roi J

de Navarre & François I. fit espérer à son beaufrere un puissant secourspour rentrer dans ses Etats (c). Au Printems de 1 annee 1527 , le Rqien-voya à Londres une magnifique Ambassade,composée de] Evêque de lar-bes, du Vicomte de Turenne & du Président le Ville, & ils y conclurentun nouveau Traité avec le Roi dAngleterre (d). Dans ces entrefaites, leDuc de Bourbon étoit allé attaquer Rome, & bien qu il perdit la vie enmontant à l assant, son Armée sous les ordres du Prince d Orange, s em-para de la ville, 8c de la personne du Pape. Il nest rien moins que cer-tain que le Duc eût ordre de lEmpereur de faire cette entreprise , la né-cessité seul? semble ly avoir engagé. Son armée étoit devenue ce qué-toient les Compagnies du tems du Roi Jean ; & quelques-uns prétendent,que sil avoit survécu à la prise de Rome, il auroit marché vers Naples,& seroit rendu maître de ce Royaume ou pour lui-même, ou pour faire íapaix avec le Roi de France en le lui restituant (e). Quoiquil en soit, lanouvelle de la marche du Duc de Bourbon vers Rome donna lieu à un nou-veau Traité entre les Rois de France & dAngleterre , par lequel ils sen-gageoient denvoyer en Italie une Armée de trente mille hommes de pìé,

& de mille Gendarmes (/). Mais avant que le Pape recueillit aucun avan-tage de ce Traité il fut obligé de consentir de remettre à lEmpereurpresque toutes les Places de quelque importance quil possedoit, de payerquatre-cens mille ducats, & de demeurer prisonnier jusquà lexécutionde ces articles.

A la fin le Marchai de Lautrec arriva au commencement dAoût dans i e Mari -le Milanés avec une nombreuse Armée , vers ce tems- François I. & c hai àtHenri VIII. conclurent un troisième Traité (§). Genes capitula , & se )^s G e,déclara encore une foi,s pour la France, le Maréchal de lautrec conquit^

(a) D u Bel'ai.

w sir:? à'

00 Act. P ub . de ^

(«) Sandoval, Mezsray.

(/) Du Tille t Recueil de Traités, -D*»filet 1. £. p. 262.

(ff) Les mêmes.