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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

Sacnos reur le conduisit un peu au delà de Madrid, _ & exigea de fa propre bou-IX. che les plus fortes assurances quil accompliroit le Traité. Sécant séparés,Derniers j e f u t conduit avec une forte Garde à la frontière; il fut échangeMdíon de contre fes deux fils aînés, fans quil eût le tems de les embrasser (a). LeValois. Vicomte de Lautrec reçut le Roi, & auíïitôt quil eut mis le pied fur fes

-- terres, il monta un cheval Turc fort vite, fur lequel il gagna St. Jean de

Luz au galop. Après sy être un peu reposé, il alla à Baionne, & y fut

reçu par la Regente & par toute la Cour, avec une joie inexprimable (b).Mesures B signa dabord les Traités que la Régente avoit conclus avec le Roique le Roi d'Angleterre, & lui écrivit en même tems pour le remercier davoir con-prend pour tribué à fa délivrance (c). Les Espagnols le presserent fort de ratifier leTxécim traité de Madrid ; le Roi répondit, que ce Traité intéressoit en bien

SX T des articles fes sujets, & quil ne pouvoit le ratifier, avant que davoir

assemblé les Etats de son Royaume. Au bout de deux mois il entra dans]a sainte Ligue, qui sétoit faite pour borner la puissance de iEmpereuren Italie, pour y rétablir"Ja tranquillité, en un mot pour annuller ce quil yavoit de plus dur dans le Traité de Madrid (d). Au mois de Juin le Roireçut publiquement les remontrances des Etats de Bourgogne ; ils lui dé-clarèrent fans cérémonie, quil navoíf pu faire une aliénation aussi con-sidérable, contraire aux Loix & aux férmens quil avoit faits à son sa-cre , & conclurent en disant, que sil períìstoit à vouloir les mettre fousune domination étrangère, ils en appelleraient aux Etats Généraux du Ro-yaume. Le Víceroi de Naples & les autres Ministres Espagnols fe trou-vèrent à laudience, & voiant bien quon les jouoit, parièrent fort vive-ment, & le Viceroi dit enfin au Roi,que pour ne manquer pas à fa paroleroyale,il ne luirestoit plus dautre parti à prendre que de retourner au Châ-teau de Madrid, ainsi quen avoit usé le Roi Jean en pareil cas. Le Roirépliqua, que le Roi Jean avoit bien fait, qujl étoit retourné auprès dunRoi qui lavoit traité en Roi, & que lui on lavoit traité en Espagne dunemaniéré à peine supportable à un simple Gentilhomme ; quil avoit plusieursfois protesté en présence des Ministres de l'Empereur contre linjuítice desdemandes quon lui fefoit. Quau reste pour marquer la disposition ilétoit de satisfaire lEmpereur, autant quil lui étoit possible, il lui offroitpour le rachat des deux Princes fes enfans, deux millions dor, au lieu duDuché de Bourgogne (e).

publication Jufques- on avoit tenu secret le Traité pour maintenir la paix en Ita-dela Sainte ji ej dans lefpérance que lEmpereur confendroit à quelque adoucissementLigue * au Traité de Madrid; mais ny aiant plus rien à attendre, on le publia,pendant que le Viceroi de Naples & les autres Seigneurs Espagnols étoientencore à la Cour de France. On lui donna le nom de Sainte Ligue, par-ceque le Pape en étoit le Chef; le Roi, les Vénitiens, les Suisses;les Flo-rentins & le Duc de Milan y encroienc (/) ; le Roi dAngleterre en étoit

(fi) Daniel T. X. p. 233. (d) Guicciardin,

(b) L.e même (e) Daniel 1 . c. p. 241.

(c) Mem. de du Bottai L. III, Daniel (f) Recueil de Traités par Léonard,

ubi íup.