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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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54 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section ne paroit point que ni lun ni lautre eussent véritablement ce dessein, &ils navoient en vue que ce que nous avons dit, & de pouvoir armer parlioiTckla wer & par terre fous ce prétexte, & fans donner dombrage (a). LEmpe-Maison de reur les amusa aussi de son côté; il avoit beaucoup daffaires fur les bras enValois. Allemagne, & ne favoit comment sy prendre, surtout parceque lEmpe-*-reur des Turcs étoit à la veille de faire une irruption dans les Etats de Fer-

dinand son frere. II emploia la médiation de la Reine fa sœur ; Françoisreçut les ouvertures quelle lui fit avec de grandes marques daffection &dhonneteté, mais fans sy arrêter. Ces frivoles négociations de pure po-litique répondoient aux vues des deux Parties, qui cherchoient à maintenirla tranquillité, & à fe procurer le tems de prendre leurs mesures, en at-tendant une occasion favorable de faire éclater leurs véritables fentimens.Intrigues Le Roi avoit bien des raisons de croire que la paix ne feroit pas de lon-iiffermes. g ue durée. II nétoit pas plus content du Traité de Cambrai que de celuide Madrid ; il étoit plus persuadé que jamais de la jutlice des droits quilavoit fur le Royaume de Naples & fur le Duché de Milan, & très-chagrindavoir perdu la souveraineté de la Flandres, à laquelle il avoit été obligéde renoncer. Outre ces raisons, qui étoient plus que suffisantes, lEmpe-reur avoit pris pour fa fureté des précautions, qui ne pouvoient quinquieterFrançois I. II avoit obligé les Princes dItalie à faire avec lui une Liguedéfensive, cest - à - dire contre la France. II avoit pris beaucoup de peineà détacher le Duc de Savoye du parti de la France, & pour cet effet luiavoit vendu le Comté dAst, qui étoit fort à la bienséance de ce Prince,mais qui étoit depuis longtems le patrimoine de la Maison dOrléans. Cequi fefoit le plus de peine encore au Roi, cest que Charles V. négocioitfortement pour détacher les Suisses & les Grisons de lalliance de France,par le moyen du même Duc de Savoye, qui avoit un très-grand crédit chezles Cantons. Le Roi résolut de faire tous fes efforts pour parer ce coup ;& en même tems, il comprit sagement quun Etat est toujours exposé, tan-dis que la principale force de fes Armées consiste en des Troupes merce-naires, deforte quil se ; détermina à remédier à cet inconvénient, par réta-blissement dune Infanterie nationale ; & comme vraisemblablement il pritcette idée dans les conversations avec fes favans amis, il voulut quon for-mât cette Infanterie fur le modele des anciennes Légions Romaines, & endonna le nom aux différons Corps (b).

llfaìté>ou- Pour souvrir encore feutrée en Italie, il traita du mariage de son fils/^C^uhai. Henri, Duc dOrléans, avec Catherine de Medicis, niece du Pape,quon-; e , \* n appelloit la Duchesse dCJrbin. LEmpereur avoit proposé de marier cettefécond fis' Princesse au Duc de Milan; mais quand Clément VII. parla à Charles V.Henri Duc de louverture quon lui avoit faite de la part de la France, ce Prince lex-dOrléans- horta à accepter loffrequon lui fefoit, parcequi! lui paroissoit quil étoit1533- impossible que le Roi pensât sérieusement à une alliance si difproportion-née (c). Use trompa néanmoins ; & bien que le Duc de Savoye, pourlui faire plaisir, rendit lentrevue du Pape & du Roi à Nice impraticable,

(a) Belcar. Daniel T. X. p. 356, 357. (d) Gulcckr.iri, Daniel !. c. p. 364.

{b) Annal, de francs, D miel.