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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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SíCTTON

IX.

DerniersRois de laMaison deValois.

7 g HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

se réfugier à Paris; mais le Roi donna un Edit pour fixer les bornesde la ville, afin qu’elle ne s’aggrandit pas trop.

Tout étoic réglé, comme le Roi l’avoit souhaitté pour reprendre sonancien plan pour les affaires étrangères. Le Pape Paul Ilí. avoic eu pourbut l’aggrandissement de fa Famille. II avoit donné à Pierre-Louis Farnese,

-- f on fils naturel, la ville de Camerino, avec le titre de Duc, & l’avoit en-

Le Roi f ait fai te échangée pour Parme & Plaisance. Pierre-Louis étoit un des plush guerre aa g raOC [ s débauchés du monde ,& il pouffa la brutalité à un tel excès, que sesl’Empe- a sojew conspirèrent contre lui & le massacrèrent. Ferdinand de Gonzague,mur. Gouverneur de Milan pour l’Ëmpereur, se saisit alors de Plaisance. Pierre-

issr- Louis laissa trois fils; Alexandre étoit l’aîné & son grand pere l’avoit fait

Cardinal ; Octavio, le second, avoit épousé la fille naturelle de l’Empe-reur, qui nonobstant cette alliance ne voulut pas lui rendre Plaisance, nimême consentir qu’il gardât Parme. Horace, le plus jeune des fils, étoitDuc de Castro, & le Roi avoit consenti qu’il épousât Diane sa fille natu-relle. Le Pape pour accommoder les choses, prit la résolution de réunirParme au Domaine du Saint-Siege. Octavio refusa absolument de se dé-saisir d’un fi bel état, & écrivit au Cardinal son frere une Lettre, dont levieux Pere fut si outré, que la fievre le prit, & qu’il en mourut (a). Juleslit. lui succéda par la réunion de la Faction Françoise & de celle des créa-tures de son prédécesseur. Ce Pontife parut d’abord leur être favorable ;mais bientôt il entra dans les vues de l’Empereur, & travailla à dépouillerOctavio Farnese de Parme, & quelques autres Princes d’Italie. Ils se jet-terent entre les bras du Roi, qui déclara être dans le dessein de les pro-téger. Le Pape en fut fort irrité, & sous prétexte que Parme étoit unfief de l’Eglise, il déclara la guerre à Octavio Farnese comme à un re-belle, & demanda du secours à l'Empereur pour le réduire. Le Roi quiavoit entrepris de le soutenir, envola les ordres nécessaires au Maréchalde Brissac, qui secourut si efficacement le Duc, que Gonzague, qui as-siegeoit Parme, fut obligé de décamper (b).

Comme la guerre se fesoit au nom du Pape, & que l’Empereur n’agissoït’en qualité d’auxiliaire, Jules menaça le Roi des foudres de l’Eglisejsur-fa- tout après que les Turcs eurent déclaré la guerre à l’Empereur. Solimanenvola une puissante Flotte dans la Méditerranée, qui fit une tentative furl’iíle de Malthe, saccagea celle de Goze, & fit des descentes en Sicile.Charlequint fit de grandes plaintes de ce que, pour avoir donné du secoursau Saint - Siégé, le Roi de France avoit commis des hostilités contre lui,L suscité les'Turcs, à l’exemple de son pere. Henri se justifia, en fesantvoir que l’Empereur avoit donné à Soliman assez de sujets de lui faire laguerre. Plusieurs Historiens François font encore valoir cette'raison, &traitent les plaintes de i’Empereur de calomnies, Mais au fond leursexcuses sont très-frìvoles, & ne peuvent frapper que ceux qui sont dis-posés à croire tout ce qui est favorable au Roi de France. Ce qu’ilsallèguent, que f Ambassadeur de France, qui étoit fur la Flotte des (*).

(n) Daniel T. XI. p. 29. (b) Sleidan , De Thon , Daniel I. c.

(*) Je ne soi où l’Auteur a pris que M. d'Ara.nonî, Ambassadeur de France, étoit

Les Turcsfont une di- q Uverfionvorablepour lui