HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 7p
Turcs, intercéda afficacement en faveur de l’Ordre de Malthe , est une Sectionpreuve évidente du contraire ; car si le Roi son Maître n’avoit pas été ix.lié étroitement avec la Poste , il ne se seroit pas trouvé fur la FlotteOttomanne , ni n’auroit pu prescrire à l’Amiral Turc ce qu’il devoit Maison l *d Sfaire. Cette diversion produisit tout l’effet qu’on en attendoit ; l’Empe- Valois.
reur ne put seconder le Pape, ainíì qu’il se le proposoit; & Jules dont--
la complaisance pour ce Prince avait pour principe la grande idée qu’ilavoit de fa puissance, volant qu’il s’étoit trompé, prit un ton plus doux,
& pensa à finir une querelle, qui avoit déja épuisé ses finances (a).
Aussitôt que le Roi avoit pris ia résolution d’entrer en guerre avec le Pa- Edits i»pe, il se détermina sagement d’empêcher ses ennemis de tirer de .son Rc- a«ì.yaume dequoi la soutenir, & par cette raison, il défendit d’envoyer de1 argent à Rome sous quelque prétexte que ce fût. Ce fut - là pour le PapeUn coup aussi fâcheux, que les opérations militaires du Maréchal de Bris-fac, qui fit la guerre avec infiniment plus de prudence, d’ordre & de suc-cès, qu’aucun des autres Généraux François n’avoient faic jufques-là enItalie (L). Pour pallier son procédé, & faire voir, que bien qu’ennemidu Pape, il avoit autant de zele que jamais pour l’Eglise Romaine, le Roipublia à Châteaubriant un nouvel Edit très-sévere contre les Protestans (c).
Ga Baronnie de Montmorenci fut érigée en Duché-Pairie en faveur duConnétable, qui étoit toujours à la tête des affaires.
Ce Ministre négocia par l’Evêque de Baronne une Ligue avec les Princes Ligue qu’ilProtestans d’Allemagne contre Charlequint, & le Traité fut conclu au mois/ slíf avec Md’Octobre. Les conditions furent, que le Roi pour les trois premiers ^' inc! nmois de la guerre fourniroit deux-cens quarante mille écus, & dans la íuite ans 'soixante mille par mois, après que la guerre pour la défense de la LibertéGermanique seroit déclarée; que ni le Roi, ni ses Confédérés ne traite,roient jamais avec l’Empereur que de concert; que le Roi commenceroitpar fe rendre maître de Cambrai, de Toul, de Metz & de Verdun, pourles garder.comme Vicaire du Saint-Empire (d).
Le Pape pour faire voir combien il desiroit la paix, envoya à la fin de Le Pape r?-l’année un Légat à Paris, Le Roi qui pendant cette querelle affectoit de cherche laMaintenir les droits de l’Eglise Gallicane, obligea le Légat non seulement íaîx -de remettre ses Pouvoirs au Parlement pour y mettre les bornes ordinai-res, mais encore de signer les restrictions qu’on y ajouta (<?). On voitpar là, que le Parlement ou le Pape l’emportoit, suivant que Je demandostl'intérêt de la Cour.
00 De Thou, Daniel. (d) Sleidan , De Thou, Daniel,
Ô) Les mêmes, Mezeray . 0) Daniel.
(O fíenault, Mezeray.
Er la Flotte Ottomanne; il n’y z rien de plus faux, comme on le peut voir dans lesJ^oyages de Nicolas de Nicolay , qui accompngnoit M. d’Aramont. 11 s’agit de ce queJ Ambassadeur de France fit en faveur de l’ordre de Malthe pour sauver Tripoli, enquoi il ne réussit point, bien loin de faire faire à l’Amiral Turc tout ce qu’il vouloit; ainlîqu’on [ e peut voir dans Nicolay L. I. Ch. 15 , 17» 2 S, 22 . & dans Verto t, Hist. det/rclre de Malthe L. XI. fous le Grand Maître Jean d’Omedes. Ce qui fe passa estten ai erent de ce que notre Auteur dit ici, deíorte que son raisonnement porte à faux.
•£V y anroic-i! pas ici un peu de partialité ? Rem, bu ïead.