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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section mieux leurs terres, & sadonnassent aux arts & au commerce. En inciil-IX. quant au Roi ces nouvelles maximes, il lengageaà renoncer à deux autres sDerniers A i u j Rntir que l'une avoit été ruineuse , & lautre honteuse à son prédé-oesseur, & quelles produiroient toujours le même effet, tant quelles re-valois. gneroient dans son conseil. La premiere regardoit les prétentions de la

-Maison dOrléans en Italie, qui ne servoient quà épuiser le Royaume de

Troupes & dargent, & à élever quelques nouvelles Familles dItalie aurang de Princes. La seconde étoit létroite alliance avec les Turcs, quiavoit à la vérité rendu la France redoutable, mais lui avoit en même temsattiré la haine de tous les Princes de lEurope. En renonçant à ces deuxchoses, la cession des Places que le Roi tenoit encore en Italie, étoit na-turelle, & même la Politique la demandoit; H cela suffi foi t pour justifierla disproportion apparente encre les Places que la France acquéroit par lapaix à celles quelle cédois. Le véritable équivalent pour toutes ces Pla-ces étoit Calais avec toutes ses dépendances, & les trois Villes impérialesMetz, 'foui & Verdun, qui étoient dune bien plus grande conséquencepour la Fránce, que tout ce quelle rendoit. Surtout st lon considéré quepar cette restitution le Roi avoit dessein de gagner le Duc de Savoye, quidevoir épouser sa sœur.

Mort du Au commencement de Juin, le Duc vint à Paris pour épouser la Prin-Roi Henri cesse Marguerite, & le Duc dAlbe avec le Prince dOrange qui avoientii- une suite de cent Seigneurs y arrivèrent pour le mariage de MadameElizabeth de France avec le Roi Philippe. La cérémonie de ce derniermariage sétant faite , le Roi voulut quil y eut un Tournois , lui-méme devoit être le Tenant, avec les Ducs de Guise & de Nemours,& le Prince de Ferrare. Le Roi soutint plusieurs assauts le premier jouravec beaucoup dapplaudiílemenc ; il le fit de même le second, qui étoicle 30 de Juin. Sur le soir, il voulut rompre encore une lance avec leComte de Montgommeri, Capitaine des Gardes & fils de M. de Lor-ges, qui passoit pour un des plus vigoureux & des plus adroits Cheva-liers de France. Le Comte sen excuíà autant qui) put, & la Reine con-jura le Roi de ne plus courir ; mais il sobstina , & étant entrés tousdeux dans la lice, avec la visiere de leur casque levée, ils coururent luncontre lautre & rompirent leurs lances , dont un éclat entra dans loeildroit du Roi, qui chancela, & le Dauphin avec dautres personnes de qua-lité accoururent à lui (a). Quelques-uns disent, quil perdit la connoissance& la parole, & quil ne les recouvra point. Dautres assurent, quil par-donna à Montgommeri , & défendit quon lui fit un crime de fa blessure.Après que le premier appareil fut levé, les Chirurgiens eurent peu d'espé-rance. Le Duc de Savoye prévoyant les difficultés quil y auroit pour la:restitution de ses Etats, st son mariage ne saccomplissoít point avant la.mort du Roi , lui représenta de quelle conséquence il étoit que la céré-monie se fit. Le mariage fut donc célébré le 9 de Juillet (b) , les unsdisent dans la chambre du Roi, & les autres dans lEglise de Notre-Dame*

(s) Ds Thon ubi su p. Daniel. I. c. p. (L) Daniel, Mezeray..

284. Mtzeray.