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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Lïv. XXIII.

En Italie, les affaires des François alloient affez mal, & toutes les .solli- Sectioncitations du Maréchal de Brissac pour obtenir du secours étoient inuti- ix. "les. Le Cardinal de Lorraine pour autoriser son propre procédé, débita ^ e o ?‘ iersqu’il détournoit à son profit sargent qu’on lui envoyoit pour l’entretien la drdes Troupes. La Duchesse de Valentinois, dont ii étoit la créature, fem- Valois,bloit savoir abandonné. II obtint avec bien de la peine la permission de —*

venir à la Cour pour se justifier ; & il le fit si efficacement , qu’il se ^rétablit entierement dans l’esprit du Roi , qui lui fit mille caresses. II á ^ altí 'n’en fut pas néanmoins mieux en Piémont, parceque ceux qui étoient ja-loux de fa gloire le regardoient comme un rival (a). Cela ne lui permitpoint de profiter des diversions que la Flotte Ottomane fit fur les côtesde Naples & de Sicile. Cette Flotte s’étant rafraîchie en Provence,cela rendit les François fort odieux dans la Chrétienté, fans qu’ils en ti-rassent aucun service.

Vers la fin de i’Eté Henri & Philippe vinrent se mettre á la tête de p aix deleurs Armées, qui campoient pas loin ì’une de sature, & il serobloit qu’ils Coteaua voient dessein de décider leur querelle par une bataille. Mais tout d’un Cambresis.coup les choses changèrent de face. Les Princes de la Maison de Lorraine ï5S9 ‘aiant fait quelques railleries de ce que la Duchesse de Valentinois se piquoicencore de beauté à sage de soixante - dix ans, la Duchesse à son tour inspi-ra au Roi la résolution de faire la paix, & lui conseilla de ménager cettenégociation par ie moyen du Connétable ( b ). Philippe permit à ce Sei-gneur d’alíer au camp du Iloi qui le reçut avec toutes les marques d’estime&. d’amicié possibles. Cependant cela ne produisit d’abord qu’une suspen-sion d’acmes, parceque Philippe insistoit fur la restitution de Calais, &

Henri fur celie de la Navarre. Mais la mort de Charlequinc & surtout cel-le de Marie Reine d'-dngleterre donna à penser au Roi d’Eípagne,& bien-tôt on tint des conférences à Cateau-Cambresis. Les PlénipotentiairesEspagnols óc Anglais n’aiant pas été d’accord , firent les uns & les autresla paix séparément (c); quoique ie Dauphin, par ordre du Roi, eût prisles Armes d'Angleterre, comme si par la mort de Marie, il eut acquisdes droits à cette Couronne, du chef de la Reine d’Ecosse fa femme. Dé-marche inutile pour la France, & qui fut fatale à celte Princesse.

Les Princes de la Maison de Lorraine sentant que leur faveur diminuoit, Cette paixpresserent fort la conclusion du mariage arrêté entre le Duc, Chef de leur justifiée. 'Maison & Madame Claude de France, seconde fille du Roi ; & il secélébra au mois de Fevrier pendant les négociations de la paix (d). LeDuc de Guise & son frere, suivant les maximes de leur politique, blâmè-rent hautement le Traité de paix qui étoit íi visiblement désavantageux àk France, puisqu’on rènáoit cent quatrevingt- dixhuit Places fortes, pourNam, le Catdet & Saint-Quentin. Mais le Connétable avoit persuadéau Roi, que pour être réellement puissant il n’avoit pas besoin d’étendrefes domaines, mais que ses sujets fussent plus riches, qu’ils cultivassent

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sc) Les mêmes.

CO Annal tkFrance.

Terne XXXI.

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