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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Lrv. XXIII. m

raine Ça). L’Amiral, qui étoit bon Réformé, voiant la Reine unie plus Sectionétroitement que jamais avec le Roi de Navarre, & persuadé qu’il n’y avoit ix.rien à craindre de la part du Chancelier, présenta une nouvelle requête enfaveur des Huguenots. 11 fut résolu d’en renvoyer l’examen au Parlement, Maison dele Roi, la Reine & la plupart des Princes du Sang s’y trouvèrent (b). A- Valois.

près de grands débats, on décida à la pluralité des voix, que la comtois- ---—

lance des crimes en matière de Religion seroit renvoyée aux TribunauxEcclésiastiques;on défendit fous peine de la vie toutes les Assemblées,mê-me celles qui se fesoient sans armes, de prêcher Sc d’administrer le« Sacre-mens, autrement que selon la maniéré usitée jusqu’à ce tems-là dans l’Egli-se Romaine. On accusa le Greffier Jean du 'sillet, de n’avoir pas comptéfidèlement les suffrages. Quoiqu’il en soit ce fut fur ce plan qu’on dressal’Edit de Juillet, mais comme la Reine favorisoit alors les Réformés elle yfit ajouter des adoucissemens à St. Germain en Laye, où il fut donné (c).

La jeune Reine Douairière retourna en Ecosse au mois d’Août. Peu aprèsles Etats s’étant rassemblés, le Clergé pour conjurer la tempêté qui le me-naçoit, se taxa à une grosse somme pour le Roi Çd). Au mois de Sep-tembre se tint le fameux Colloque de PoiíTi , entre les Prélats Sc les Mi-nistres ; le Cardinal de Lorraine «St Théodore de Beze y firent valoir leuréloquence; cependant tout cela n’aboutit à rien, sinon que le Roi de Na-varre, fous prétexte que les Ministres Protestans ne s’accordoient pas en-tre eux, quitta le parti des Réformés, & se réunit au Triumvirat Çe).

Ce changement engagea la Reine à se lier plus étroitement avec le Prir- Le Duc dece de Condé & l’Amiral, fans négliger de tâcher de regagner le Roi de DuìjedonmNavarre. Mais ce Prince qui avoit toujours été irrésolu, demeura ferme j^Ledans le Parti qu’il avoit pris, parceque la Cour d'Espagne le fiatoìt tantôt Guerre Ci-de la restitution de la Navarre, tantôt de lui donner la Sardaigne comme vàun équivalent; les Guises lui offrirent même, dit-on, la Reine d'Ecosse I5<52 ‘leur niece, moyennant qu’il fit casser à Rome son mariage avec Jeanned’Albret , à cause de l’opiniâtreté de cette Princesse dans l'Hérésie (/).

Pour contenter l’Amirai Sc Je Prince de Condé la Reine convoqua unenouvelle Assemblée de Notables à St. Germain Çg). On y fit un nouvelEdit, par lequel on accorda la liberté de conscience aux Huguenots ,jusqu’à ce que le Concile Général eût décidé sur les points contestés. Bienloin d’appaiser les troubles, cet Edit ne servit qu’à les augmenter. Depart <5 í d’autre on tâcha de se fortifier , & les Chefs des deux Partisconsentirent à sortir de la Cour dans les mêmes vues. Le Prince deCondé négocioit avec le Duc de Wirtemberg, afin d’obtenir du secourspour le maintien de la Cause Protestante. Le Duc de Guise, ménageaUne entrevue avec le Duc a Saverne , Sc persuada à ce Prince quelui-même, sonfrere, & tous les Catholiques modérés n’étoient nullementéloignés de la Confession d’Augsbourg, Sc que les Huguenots de France

(o) Daniel p. 428. (d) Mezeray 1. c. p. 45. Daniel p. 435.

O j iiiêmc p. 430. (s) Daniel p. 450. Castelnau 1, C. Ch. 6.

(D '-ajlei nuu L. 111. Ch. Z. Daniel 1, c, f/) Daniel p. 4; I.

k- «2. {gJ De T!m L> xxix.